WORDS

Laurent FAVREUILLE

La Nouvelle République - 2018
En 2019, le groupe Hubbub célébrera son vingtième anniversaire et un nouvel album devrait sortir à cette occasion. Mais la matière sonore qui nourrira cet opus est actuellement en cours d’enregistrement dans le Club du Confort Moderne, où le quintet est en résidence à l’invitation de Jazz à Poitiers. « On s’est dit que ce serait bien d’enregistrer pour fêter nos 20 ans, explique Frédéric Blondy, le pianiste du groupe. Et comme on a un lien assez fort avec Jazz à Poitiers, qui nous suit depuis nos débuts, on a choisi de faire ça ici. » Par le passé, les cinq improvisateurs ont déjà été en résidence à deux reprises à Poitiers. Ils avaient alors posé leurs instruments dans la salle de Carré Bleu pour y enregistrer un album, puis y tourner un film. Cette fois-ci, ils découvrent la friche artistique rénovée du quartier du Pont-Neuf, où Jazz à Poitiers a rejoint L’Oreille est Hardie et la Fanzinothèque. « L’espace nous correspond plutôt bien, remarque le saxophoniste Jean-Luc Guionnet. Avec son plafond haut et ses murs en bois, la salle offre un espace où notre son peut se déployer. » Comme à leur habitude, les cinq compères n’ont pas défini de thème pour cette session d’enregistrement. « C’est de l’improvisation, rappelle l’autre saxophoniste, Bertrand Denzler. On ne s’impose donc pas de thématique ou de présupposés. Mais comme on joue ensemble depuis vingt ans, ce n’est pas comme si on se rencontrait pour la première fois. » De fait, depuis 1999, les cinq individualités qui composent Hubbub se mettent humblement au service d’un collectif qui déploie une musique subtile, tout à la fois improvisée et orchestrale, créant des paysages sonores aux variations infimes. « Le guide suprême, c’est le son, tranche le percussionniste Edward Perraud. Le son dirige le groupe. Il y a une sorte d’alchimie : on est dans l’acceptation de ce qui est en train de se jouer. » Et le guitariste Jean-Sébastien Mariage de conclure : « On aime être surpris par ce qu’on fait. D’ailleurs, en anglais, “ hubbub ” signifie “ brouhaha ”... De cette masse sonore, il ressort quelque chose qui façonne le son de l’orchestre. »

 

 

Ricardo Arias

UNIVERSIDAD DE BOGOTÁ JORGE TADEO LOZANO - BOGOTÁ - 2016
Hubbub tocó esta mañana en Bogotá!! Increíble experiencia de escucha profunda, en este momento en que estamos procesando la muerte de Pauline Oliveros... Gracias a los músicos, y a Santiago Gardeazábal por hacer posible este gran evento!

 

 

Ruy Filho, antropositivo.com

FESTIVAL MUSICA ESTRANHA - SAO PAULO - 2016
Cinco homens. Cada qual com seu instrumento. Sopros, piano, ba- teria, guitarra. Parecia simples, e restava aguardar o que a banda francesa tocaria nessa primeira vez por aqui. Nada disso. Se o festival se chama de música estranha, agora faz jus e da maneira mais bril- hante. Nenhum dos instrumentos no palco é tocado como se espera, e de todos muitos sons imprevistos surgem compondo uma melodia delicada, cuja radicalidade está na potência dos músicas em im- provisar seus ruídos. Dos mínimos e suas exigências à atenção, aos máximos repentinos em uma única nota estridente e fundamental. A estranheza não se esgota e se sustenta sem dificuldade, impondo uma curiosidade singular ao ouvinte. São tantas nuances e possibilidades, enquanto muitas vezes se busca a origem do som, que assistí-los tocando se torna um espetáculo cênico de grande beleza. Como se nos permitissem assistir não apenas as improvisações e ao seu todo, mas algo anterior, íntimo, apenas dos músicos: a própria criação em estado de acontecimento. É possível perceber as decisões antes que tomadas para completar a composição; é possível entender a sutile- za com que oferecem espaços uns aos outros. Assistir ao Hubbub não se limita, portanto, a ouvir uma música improvisada de maneira origi- nal. Vai além. É dimensionar a escuta como condição fundamental ao surgimento do som. E foi sensacional escutá-los, além de ouví-los.

 

 

Alexandre Pierrepont

ATELIER TAMPON 500ème - LES TEMPS DU CORPS - PARIS - 2016
Il y a tout chez Hubbub: la plus grande délicatesse (au sens d’être en délicatesse, d’exister délicatement), l’ambiguïté maîtresse du monde, un monde de sous-entendus et de subtils soulèvements, des linéaments et des textures comme des insectes ou des reptiles, des écailles, des mosaïques de minuscules miracles sonores, le palpable de la musique. En fait, Hubbub reprend et adapte l’interrogation de Georges Bataille: comment la retenue peut-elle être dépensière, consumatrice, généreuse? Pour une nouvelle définition de ce qu’intensité veut dire..

 

 

Jazz à Poitiers

CARRÉ BLEU - POITIERS - 2014
En musique improvisée, les formations éphémères sont souvent légion. Des plaisirs de l’instant qui font des souvenirs précieux, mais qui créent parfois autant de frustration. Hubbub est l’un des rares groupes du genre à tenir depuis si longtemps. Et donc à mû- rir aussi. C’est beau l’instant, mais quand il se prolonge, quand il se renouvelle... Et voir s’affirmer sur la longueur cette communion unique dont ils faisaient déjà preuve à leurs débuts, c’est comme une grande leçon. Une leçon de musique, forcé- ment, une leçon de vie aussi. Parce qu’un tel engin, il faut le tenir dans le temps. Dans un monde qui laisse somme toute assez peu de place à ce genre de propos. Certains y ont laissé des plumes, d’autres brûlé leurs ailes, mais eux ils tiennent la barre, pour la placer toujours un peu plus haut. Ils ont tous joué partout et avec tout le monde. On a déjà tout dit sur le talent ou la virtuosité de chacun. On a pu lire parfois qu’il s’agit sans doute de la formation la plus jouissive qui soit... On pourra dire ce qu’on veut, Hubbub c’est immense et puis c’est tout. Et même ça c’est encore trop réducteur.

 

 

Claude-Marin Herbert, Le son du grisli

RENDEZ-VOUS CONTEMPORAINS, EGLISE SAINT-MERRY, PARIS, 2013
Jouer serrés ; ouvrir – le jeu. Sous les « misères » d'Anamorphose, ces sculptures de verre en cours de dispersion suspendues à la nef par Pascale Peyret, quelques dizaines d'avisés, de chanceux et de curieux prennent la mesure des volumes et des réverbérations typiques de l'Eglise Saint-Merry. C'est l'avant dernier « Rendez-vous contemporain » avant la trêve hivernale. En première partie de soirée les spirales abstraites de Pierre Borel, conjuguées aux techniques étendues de Louis Laurain à la trompette, aimantent le son. Comme entre deux pôles d'un champ magnétique, leurs échanges définissent un espace qui se joue, sans le recouvrir ni l'ignorer, du brouhaha d'un vendredi soir ordinaire dans le quartier Beaubourg.
Ledit « brouhaha » forme, depuis quinze ans, la visée explicite de leurs aînés de Hubbub. Aux contraintes du lieu répond un plan de scène éprouvé : les cinq membres du groupe jouent serrés, à moins d'un mètre les uns des autres. Frédéric Blondy (piano) à gauche de la scène ; Edward Perraud (batterie) à droite ; Jean-Sébastien Mariage (guitare) au centre, encadré par les deux saxophones de Jean-Luc Guionnet (alto) et Betrand Denzler (ténor). Chacun sait ce dont son voisin est capable.
Si près les uns des autres, « comme un seul homme », un peu comme une foule qui, à certains moments, possède une personnalité qui s'exprime par le son qu'elle produit ? Le fait est que, lorsque l'on écoute Hubbub, et paradoxalement plus encore que dans chacun des multiples projets dans lesquels ils sont impliqués, c'est bien de l'étoffe personnelle de chacun de ses membres qu'est tissé ce son d'ensemble qui en souligne les contours, les reliefs.
L'« instant » est la grande affaire de l'improvisation, radote-t-on (toujours l'improvisation a besoin de se justifier par l'instant). Pendant ce temps, Hubbub est déjà ailleurs. Se réserve une part d'épique et fait, comme Varèse, du son organisé. Frédéric Blondy lance un ostinato sur une quarte (une quinte ?) aux sonorités gamelan ; Jean-Sébastien Mariage lui répond à mi-concert sur un motif quasiment post-rock ; Edward Perraud retient la plupart de ses coups pour mieux éprouver ceux qu'il lâche, tandis que les deux soufflants composent des textures mouvantes et étrangement consonantes sur lesquels s'achève la pièce. La quasi-mélodie que ces textures engendrent restera quant à elle non-jouée. A chacun parmi nous d'y percevoir l'écho de sa rumeur, son Hubbub intime.

 

 

Alexandrine K, inversus doxa

INSTANTS CHAVIRÉS, LA TRIENNALE, MONTREUIL, 2012

"Le sujet de la musique est la musique. "
Pythagore, apocryphe
"Le sujet de l’écriture, c’est l’écriture."
anonyme

Hubbub, donc – dont on, est souvent pléthore mais qui dans ce cas ne l’est pas tant, dit que c’est peut-être, voire sans doute, voire certainement LA meilleure formation de sa catégorie. Il faut bien ajouter « de sa catégorie », et le temps de le dire au moins admettre que catégories il y a, sinon on ne pourrait pas le dire, et ce serait dommage, plus dommage encore que d’en appeler pour les besoins de la cause aux catégories. Quant à définir la catégorie en question, faut pas déconner, non plus, on n’ira pas jusque là. Quoique. Cela pourrait être, pour le plus gros du public de la Triennale, qui rappelons-le est une manifestation d’art contemporain, entendons « arts plastiques contemporains », la Triennale qui cependant a eu le bon goût cette année de considérer que la musique était un art, cela pourrait être pour le gros du public de la Triennale, disais-je, eu égard aux expressions plus que dubitatives lues sur les visages pendant le concert de Stephen O’Malley au Palais de Tokyo, et aux commentaires désorientés entendus après le même concert (voire, allez, un peu affligeants : « C’est de la musique, ça ? »), cela pourrait être pour ce public, disais-je, d’une certaine utilité. Peut-être.
Peut-être aussi qu’au lieu de railler plus ou moins gentiment ceux qui n’y comprennent rien, ou, comme le fait une assez forte majorité de musiciens, se plaindre de la condition qui leur est faite (plutôt que de parler de la condition qui est la leur, voire, second stade, de travailler à changer la dite condition), on pourrait peut-être, constatant d’une part que la musique (de création s’entend) s’est marginalisée au point que même un public censément cultivé n’y entend plus rien, au point qu’un musicien sur cinq seulement, et peut-être même pas, arrive à vivoter de sa musique, au point qu’on peut aujourd’hui, à Paris, voir le meilleur musicien qui soit se produire dans une salle d’école désaffectée devant huit personnes dont six musiciens, constatant d’autre part que l’art (plastique) contemporain, tout de même, ou est-ce illusion d’optique, que la danse contemporaine, que le théâtre contemporain même, s’en tirent tout de même mieux, on pourrait disais-je se demander pourquoi, et incidemment, là, en écoutant Hubbub, en se demandant s’il faut oui ou non se plier à définir la dite catégorie dans laquelle ils sont peut-être, voire sans doute, voire certainement, les meilleurs, se dire, incidemment, que la question est peut-être là, justement : pour se faire entendre, il faut produire du discours. Ce que l’art contemporain fait abondamment, ainsi que le théâtre, et même la danse. Mais ce que ne fait pas la musique. Retour à l’antinomie suspectée entre musique et mots. Or, qui n’a pas la parole n’a pas le pouvoir. Ni aucun de ses attributs (« Tais-toi, femme ! »). Et c’est pas la peine de pleurnicher : il faut produire du discours, faire parler les musiciens, écrire sur la musique.
Pour la catégorie, donc, on dira très vite que pour beaucoup, ce qu’on nomme improvisation – je passe sur le fait que, pour toute personne qui ne connaît pas les développements très souterrains empruntés par les musiques de création depuis trente ou quarante ans, le terme renvoie inévitablement non à une esthétique, mais à un mode de production de la musique, mode de production qui plus est tout aussi inévitablement entaché du soupçon de dilettantisme, alors qu’en fait, dans le petit monde qui est le sien, le terme désigne bel et bien une esthétique, bref, je passe sur le fait que décidément, on s’est planté dans le choix des termes, que ce soit du côté de « l’improvisation » comme du côté de la musique « contemporaine », qui ne l’est plus depuis… combien ? ben pareil, trente ans à peu près – pour beaucoup disais-je, l’improvisation est sans doute encore issue du jazz, lequel, depuis 1974 où déjà il « sentait drôle », a eu tout le temps de ne plus rien sentir du tout. Pour d’autres, ce qu’on nomme improvisation (ou « improvisation libre », ce qui, toujours à ne pas connaître la musique des souterrains, est un foutu pléonasme) est hérité de quelques grandes figures tutélaires, qui ont œuvré à la définition du genre principalement dans les années 70 (en produisant forces discours, eux, justement), et à s’en tenir à une esthétique qu’on n’a pas soi-même créée, ben pareil, on nécrose. Hubbub n’est surtout pas une formation de jazz. En aucun cas. Ni de près, ni de loin. Ce n’est pas non plus une formation « d’improvisation », au sens où le terme renvoie tout de même à une esthétique, qui qu’on le veuille ou non, qu’on l’aime ou non, est assez clairement cernable, et a fait son temps. Resterait « l’improvisation », au seul sens de, mettons, « mode de production spontané de la musique ». Mais qu’est-ce que ce mode de production du son à lui seul peut bien représenter, dans la formidable machinerie d’Hubbub, qui existe depuis douze ans, et même pour chacune des cinq bécanes d’exception qui le composent, qui « improvisent » depuis vingt, voire trente ans ? Décidément, la catégorie est trop étroite. Et à les écouter, là, je le dis : Hubbub peut bien être, c’est fort possible, « la meilleure formation d’improvisation », mais ce n’est pas une formation d’improvisation. Pas seulement.
De fait, Jean-Luc Guionnet (saxophone alto) est celui qui donne à Hubbub son appartenance à la catégorie susnommée, dont il a digéré tous les codes : il est le tenant de l’orthodoxie, le dépositaire du socle esthétique à partir duquel les autres construisent, contre lequel épisodiquement une des quatre autres voix peut s’élever, et qu’Hubbub tout entier transcende – définition extensive du territoire : en gros, « c’est là que ça se passe ». Jean-Sébastien Mariage (guitare), axe central effectif, colonne vertébrale pourrait-on dire aussi, se charge de la ligne de tension, ligne cette fois non pas tant esthétique qu’organique, autour de laquelle tout peut se déployer sans risquer jamais de gondoler ou de s’effilocher – définition intensive du territoire : « c’est comme ça que ça se passe ». Edward Perraud (percussions) est là pour perturber les lignes, empêcher que le son ne se fige au point d’aboutissement qu’il atteint quasi à chaque instant – floutage des frontières, qui sans lui seraient claustrales, par excursions brusques en dehors du territoire, et surtout, mouvement. Frédéric Blondy (piano) œuvre à la densification du territoire, à sa densification poétique, au sens premier du terme (le verbe grec poïein, c’est juste notre verbe « faire ») : il l’anime, il le peuple, il lui donne couleurs, et formes. Et puis il y a Bertrand Denzler (saxophone ténor), qui lui veille à l’équilibre – ou au déséquilibre au besoin – des plateaux : chacun écrit sa partie, lui semble avoir la partition globale sous les yeux. Comique, ça, je viens de m’en rendre compte (je rappelle que j’écris en concert, là, en écoutant, et en écoutant qui plus est sacrément plus activement que si je n’écrivais pas) : cette répartition des rôles que je viens de faire, elle donne rien moins que les cinq archétypes du pouvoir – le religieux, le souverain, le guerrier, le créateur et le législateur. Confondant. Même si très schématique, donnant juste des dominantes, chacun assumant une part de chacun des rôles susdits, et surtout assumant l’ensemble... Schématique, mais tout de même, à l’épreuve de l’écoute. La mienne et seulement la mienne, je veux bien, mais pas moins.
Hubbub atteint à chaque concert le point dangereux de la perfection. Dangereux parce que promesse dans le meilleur des cas de répétition du même, d’immobilisme, et donc à terme de nécrose, et dans le pire des cas de régression pure et simple : on se dit avant chaque concert qu’il ne pourra être que moins bien que le précédent, et puis on se dit après chaque concert qu’il était encore une fois aussi bien que le précédent, et c’est de mieux en mieux, toujours, à chaque concert, parce que de plus en plus improbable. Pour le reste, qui est l’essentiel, la musique, un enveloppement sonore à la fois lourd et fluide, quelque chose comme un bain de mercure. Sous la canopée, la moiteur rassure et la fixité inquiète. Le silence est lourd de sons. Lourd des sons à venir. C’est Hubbub.

 

 

Daniel Spicer, The Wire #328, June 2011

«WHOBUB»

Imagine the opening fanfare of Strauss’s Thus Spake Zarathustra slowed down so it takes a year to play. A similar feeling of weightless anticipation can be found in the longform improvisations generated by this Franco-Swiss quintet. Using the quotidian line-up of piano, saxophones, guitar and drums they build a tectonically slow electroacoustic billow of low drones, fragile harmonics, and ringing metallic scrapes, that feels like it’s constantly on the verge of doing something decisive. In this state of heightened suspense, a small, nakedly acoustic sound such as a single piano note or the sigh of a gently struck cymbal becomes a preternaturally significant event, like a quiet tap at the window terrifying a nervy Edgar Allan Poe character. The subtle addition of gently melodious gongs on the second CD imparts a ritual solemnity that suggests Taj Mahal Travelers sheltering from the rain in Theater Of Eternal Music.

 

 

Frans de Waard, Vital Weekly 782, May 2011

«WHOBUB»

UK's Matchless Recordings is perhaps best known for the releases they out out by AMM, or solo projects by the various members. This double CD by French Hubbub is not the first on Matchless Recordings, so perhaps its save to say that Hubbub is the French version of AMM. Hubbub consists five members: Frederic Blondy, Bertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean Sebastien Mariage and Edward Perraud. No instruments are mentioned on the cover, or the label's website. Two discs, with eighty-six minutes of music, obviously from the world of improvised music of a highly careful nature. Two recordings from two different concerts, both of the same careful nature. Maybe the first piece on the second disc 'Bub 1' works a bit more with overtones/feedback like sounds (saxophones no doubt), but by and large these are the same sides of the coin. Bowed guitars, sparse percussion, a note on the piano, saxophones… Indeed very much like AMM in a somewhat larger setting. Thoughtful, meditative improvisation, that no doubt works better in an auditorium than on CD. Which is not say that I didn't like this: as much as I every now and then play AMM, I think Hubbub are on an equally great level. One thing though: when I finished CD one, I wasn't up for playing CD two straight away.

 

 

Metamkine, mai 2011

«WHOBUB»

Imbrications collectives à sens unique, une musique de sons en discrets mouvements perpétuels, une suite d'ensemble de blocs de timbres telle une lente navigation sur les eaux d'AMM…

 

 

Richard Pinnell, The Watchful Ear, 2 June 2011
«WHOBUB»
So some thoughts on the new double CD by the French improv group Hubbub, a release on the Matchless label named Whobub. Now I have been playing these CDs a great deal since I first picked up my copy at the Freedom of the City festival over a month ago now. As I hinted last night, I have really been struggling to think of what to say about this music. The problem is, beyond calling it really beautiful and describing in floral metaphors, as I have so often done with CDs before, it is hard to know what to say. It is, quite frankly very beautiful indeed, but I have to somehow do better than just saying that.
Hubbub are Frédéric Blondy (piano) Betrand Denzler (tenor sax) Jean-Luc Guionnet (alto sax) Jean-Sébastian Mariage (electric guitar) and Edward Peraud (percussion). The group have been playing together, on and off for more than a decade, having formed back in 1999, and this double disc set is (I think) their fifth release. They are about as “tight” a group as can probably be found in this vague area of improvisation right now, featuring five musicians who are each thoroughly experienced and skilled with their selected instruments, but also seem to play and think together with exceptional harmony. The music they make just all seems to flow together with incredible ease. It does, in fact, often sound composed.
In one of the first things I ever wrote about improvised music, a comment somewhere on a forum that I can no longer track down, maybe six or seven years ago (believe it or not I have only been on the internet that long!) I said how much I liked a couple of the early Hubbub albums that also came out on Matchless, and remarked, in my vaguely naive opinion how much they reminded me of AMM. Well now a few years later, this new release leads me in some ways to do the same, but also I cannot get the CD releases from a year or two back by the American group Haptic out of my head. With Haptic, I found myself massively enjoying the experience of wallowing in what were huge swathes of thoroughly rich, beautiful sound, bowed percussion, electronic tones etc, but all coming together into swells of sound that were full of detail and undercut with some subtle grit, but still, to me, glorious, colourful works. They reminded me of a Turner sky- full of passion and drama, and slightly over the top, but wonderfully, beautifully so. Well this new set by Hubbub fits into exactly that category for me as well. The combined sounds just pull together so well into dozens of little waves of sound, soft sax notes, always tonal, but rarely with any attack, the guitar almost recogniseable, more eBowed waves and lightly tapped rhythms than anything axe-like. The piano is played mostly on the inside, as a stringed instrument, so more shimmering glows and piercing scrapes, and the percussion is probably the most disruptive (not that anything is at all) influence in the music, occasionally pushing the music off into more troubled waters, and providing the grit that stops it all from going anywhere near ambient sound.
I am reminded of AMM for a number of reasons, though some of them probably have little to do with the music itself. My first experience live with Hubbub, maybe a decade ago came in the same week I had seen AMM, and the link was forged in my head that long ago, but recently I saw them again at Eddie Prevost and co’s As alike as trees festival, the evening before a further AMM set. Plus of course this release has appeared on Prevost’s label, as others have done in the past, so the link is an obvious one to make. Musically there are a lot of similarities, and not just the surface ones, the mix of bowed metals, the piano (In the first track of the second disc here, Blondy suddenly appears playing minimal straight notes during a quiet passage of glowing sounds and I am immediately, instantly put in mind of Tilbury, the use of space is so similar) there is also the way the music swells, seemingly precariously, threatening danger, never quite toppling over the edge, but brooding like stormclouds watched by the anxious captain of the the fishing boat. (see, metaphors!!)
But there is something else in this music. It has a certain passion to it, a deliberation, an intensity in each seemingly arbitrary sound that makes it impossible for me to just put these CDs on as background music. The second disc, and that first half hour long piece in particular has something about it that I also hear in a Beethoven string quartet or see in a Turner sky. Without trying to make crass comparisons along those lines, there is an intensity here, a sensation of importance to every sound, an emotional pull from the music that works in a similarly romantic, gestural way. Listening closely is an intense experience. Its like following a pot of water closely as it comes to the boil,an overall mass of activity resulting in one cohesive impact, but each little bubble, tiny hiss, fluctuation in the water’s surface a joy to study when separated from everything else.
So, Whobub is a very beautiful album. Its not an album that will please those that think that improvised music is resting on its laurels, it does nothing particularly new and it uses very traditional instrumentation, albeit it in a quite different manner. Its not that these musicians are not capable of pushing the barriers. The likes of Guionnet and Denzler are just as likely to be found on very different, conceptually more challenging CD releases, but in the case of this release their sheer musicality, understanding, and dare I say it romantic sensibilities come right to the fore. Wonderful, stirring stuff.

 

Julien Heraud, Improv-sphere, juin 2011

«WHOBUB»
Whobub est le troisième album du quintet français Hubbub, quintet qui regroupe quelques uns des plus grands virtuoses de la scène hexagonale, et qui est pour la deuxième fois consécutive publié par le label anglais d'Eddie Prevost, Matchless. Double CD donc, qui regroupe environ 1h30 d'improvisations live enregistrées l'année dernière à quelques mois d’intervalle. Rien d'étonnant à ce qu'un membre d'AMM publie ces enregistrements d'ailleurs, étant donnée l'absence totale et radicale de hiérarchie dans cette formation: chaque musicien a bien une fonction à l'intérieur de la structure, mais chacun sait surtout s'intégrer complètement et se fondre, presque jusqu'à la dépersonnalisation, dans un son global, mais surtout, créatif et aventureux. Une musique holiste où chaque partie (sonore, individuelle, créative) est asservie au tout, à la musique, au son, à la création. Impossible dès lors de parler de free jazz, même si la plupart des musiciens présents dans ce disque participe activement à cette scène, car Hubbub ne libère pas le jazz, mais l'abolit en prenant l'exact contrepied de cette musique: la fin des solistes et de la hiérarchie (fonctionnaliste: soliste/harmonique/rythmique et musicale: écriture verticale) signe la fin du jazz et l'avènement d'une musique neuve et fraîche débarrassée de nombreuses contraintes.
90 minutes d’explorations soniques divisées en 3 pièces qui s'attachent toutes à déployer les interférences, comme on peut le voir dès la première piste. Sur ces 45 minutes, il n'est pas question de silence, le son est constant et omniprésent, chaque musicien intervient presque toujours. Aux premiers abords, le son est pesant tellement il est monolithique, mais dès que l'on se laisse prendre au jeu, le voyage devient intense, rassurant et poétique. Étonnamment, si le son est monolithique, il n'en est pas moins constitué de nombreuses strates qui agissent selon des dynamiques complètement différentes, mais qui se rejoignent constamment sans perdre de leur autonomie, ce qui permet de faire vivre cette musique, et ce qui nous donne cette sensation de respiration apaisée et de mouvement assuré et organique. Au milieu de la pièce, la tension devient débordante, exacerbée et finit par retomber dans des limbes sonores faites de drones, de nappes, de percussions, et des phrasés surgissent, les strates ne sont plus de longues nappes qui se fondent mais des interventions qui se confrontent. Dès lors, l'attention portée sur les interférences entre les différents univers sonores devient vraiment  proéminente, et surtout, réussie. Car en tant qu'auditeur, nous sommes toujours en attente, en attente d'une réponse, et on n'a plus d'autre choix que de suivre la trajectoire musicale d'Hubbub et de se laisser entraîner dans ce magnifique voyage, tant l'attente serait insoutenable si nous n'avions pas accès aux propositions musicales des instrumentistes. Hubbub pose la question de savoir ce qui peut surgir de la confrontation d'une mélodie au piano, d'une longue note au ténor, de multiphoniques à l'alto, de très légers sons percussifs et de notes indéterminées frottées à la guitare, le tout toujours fondu dans un timbre cohérent et unifié, dans un son monolithique sans être nécessairement fort, mais toujours puissant de par son unité. Il y a encore de nombreuses formes d'interventions, toujours acoustiques, selon des techniques souvent étendues, mais je ne crois pas que le timbre soit l'intérêt principal de cet enregistrement, car même s'il est original et intense, le plus intéressant réside plutôt dans l'exploration des interférences entre les différents univers sonores, exploration qui nous amène dans des contrées vraiment inattendues, fortes, belles et intenses.
Durant ces trois pièces, on peut ressentir les mêmes étranges sensations qui nous assaillent devant un tableau de Kandinsky: Whobub anime des couches sonores en les interpénétrant et les superposant, la vie prend forme dans la rencontre et la confrontation entre différents éléments, comme elle prend forme, chez Kandinsky qui n'est pas sans s'inspirer des formes musicales, dans la superposition des formes géométriques et des couches de couleurs pures. Et si ces éléments pouvaient être rugueux et tendus pendant la première pièce, le deuxième set propose une musique beaucoup plus lisse et détendue. L'exploration se fait plus apaisante car elle est accompagné d'éléments connus, donc rassurants, tel ce riff de guitare, consonant et pulsé, et ces répétitions régulières, presque incantatoires, d'une note au piano, les attaques des vents sont souples et légères, jamais agressives, tout devient plus léger. Au fur et à mesure, l'espace tend même à se détendre et à s'aérer, et le terrain créé devient alors apaisant, on se laisse porter et bercer par des flots soniques, maternels et océaniques; apaisants, relaxants et oniriques donc. La simplicité ne cache pas la richesse des textures et la transparence des structures, on sait où on est et où on va, Whobub a aussi quelque chose de rassurant dans son exploration de territoires vierges. Et à l'intérieur de ce territoire, chacun trouve sa place, et laisse de l'espace à l'autre: une musique égalitaire et communautaire à l'image des idéaux d'AMM. Un espace où se développe des potentialités interstitielles infinies et surtout magnifique. Chaque interférence déploie un univers nouveau, souvent mélancolique, parfois pesant, mais toujours vivant et organique, un espace proche des abysses musicaux. Un espace profond, inexploré et qui peut paraître hostile étant donné l'attention et la disponibilité qu'il requiert, cependant ces abysses sont prêts à révéler des incongruités et à déployer des phénomènes paranormaux totalement inouïs et toujours surprenant. Trois sets qui sont bien loin d'être dans l'urgence des réactions et des réponses spontanés, qui sont plutôt dans la contemplation, l'étonnement et l'attention de qui se peut se passer, se passe et ne se passe pas, lorsque différents éléments, de quelque nature qu'ils soient, se rencontrent. Et le quintet Hubbub sait toujours prendre le temps nécessaire au déploiement de la richesse de chaque interaction, lorsqu'elle en vaut la peine.
Whobub réunit donc trois splendides pièces qui forment une musique nouvelle aux potentialités extrêmement riches. Un territoire abyssal radicalement riche et excitant où se déploie une musique égalitaire et sensible, un monde où les oppositions entre écriture et improvisation, entre soliste et accompagnement, n'ont plus de sens et sont abolies, intégrées et dépassées. Une musique minimaliste, concentrée, complexe, sensible, profonde, neuve et belle qui touche profondément l'auditeur au-delà de toute raison, qui atteint notre être au-delà de notre humanité: une musique vivante et cosmique. Whobub est un chef d’œuvre, à écouter absolument!

 

Stuart Broomer, Point of Departure, June 2011

«WHOBUB»
The great surprise with the French quintet Hubbub comes with seeing them in performance before you’ve heard one of their recordings. Five men walk on stage, two carry saxophones, one a guitar, the pianist and drummer sit down at their instruments. It looks like a conventional notion of a band, the sole concession to the world of electronics the Gibson Les Paul, itself a guitar design that has changed little in the past sixty years. Every instrument carries with it the expectation of a characteristic envelope, the attack and decay of individual sounds. And then Hubbub starts to play and that visual presence remains in place, almost a tableau, as warm reminder and comforting insistence on the acoustic experience and the tradition of watching people play musical instruments rather than laptops, oscillators, synths and sampling machines. In Hubbub’s hands every technique for the typically discrete sound is regularly exchanged for a drone. Bowing is as typical of Hubbub as it is of I Musici. The piano is sometimes bowed (a la Stephen Scott and C. Curtis-Smith); the cymbals are bowed; the guitar is sometimes bowed, with the additional use of volume knobs to erase the picked or bowed attack. The saxophonists employ circular breathing and multiphonics as they create continuous waves of sound, and the effect can at times resemble a vast organ chord swimming with random micro-details—beat patterns between pipes, the scurry of a mouse, the click of a stop. Within that often continuous sound that Hubbub favors—the sound so completely unlike the band’s name—there is continuous and constant evolution so that that music that you think sounds the same as it did five minutes ago may not, upon examination, sound similar at all.
So devoted is the group to a kind of continuous sound and organic whole that the two-CD Whobub lists the group’s members without identifying instruments, but here they are anyway: Frédéric Blondy, piano; Bertrand Denzler, tenor saxophone; Jean-Luc Guionnet, alto saxophone; Jean-Sébastién Mariage, guitar; and Edward Perraud, percussion. There may be additional instruments used, but somehow I don’t think so. Whobub documents two performances, each an emblem of the kind of gradual unfolding of which the group are masters. “Who,” the first disc, is a single 43-minute piece, expanding and unfolding with a kind of focused calm. It begins in relatively isolated and identifiable sounds, most notably Mariage’s bare, sustained guitar notes struck with a pick. Other sounds enter discreetly, some clearly traceable to an individual instrument, others not; densities shift, time stretches, and there’s a kind of calm that is very close to listening to nature (human nature?), as if silence is being gently embellished. “Bub 1,” its 32 minutes the bulk of the second performance, has stretches of extraordinary delicacy, including a lengthy phase in which Guionnet’s whispering harmonics creating a kind of sonic veil with Perraud’s tinkling Zen-monastery percussion and Blondy’s whistling string glissandi. The brief “Bub 2” continues to develop the same attenuated atmosphere, the group becoming a kind of close-mic’d and multiply-amplified gong. As with Hubbub’s previous recorded performances, the constant subtle gradations and close interactions create a kind of panoramic unity, abrasions and pleasantries alike folding into a larger tapestry.

 

 

Guillaume Belhomme, Le son du grisli, août 2011

«WHOBUB»

S’il n’était question d’identités, le Who de cet Hubbub serait l’onomatopée saluant la sortie d’un disque-double sur Matchless : un concert donné à la Malterie (Lille) le 23 avril 2010 accompagné d’un enregistrement au Carré Bleu (Poitiers) daté de février de la même année.
A Lille, alors, ce Who frôlant les trois quarts d’heure. Le lent déploiement d’une épaisse vague sonore, cymbales porteuses, guitares et saxophones aux notes longues et parallèles : ni tout à fait le même hubb, ni tout à fait un autre ub, l’exercice convainc par les manières qu’il a d’évoluer en suspension et de gagner en consistance et cohésion dans le même temps que les identités percent. Celles, s’il faut le redire, de Frédéric Blondy, Bertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage et Edward Perraud, qui osent dévoiler un peu de Moi dans ce Grand Tout. En conséquence, l’air tremble, soumis qu’il est aux provocations des rapprochements entre aigus et graves, aux délitements d’accords, aux accrocs pernicieux et aux distances qui les distinguent tout en les liant.
A Poitiers, autre chose. En deux temps, le groupe développe d’un seul homme un ouvrage de discrétions : une note longue d’alto appelle une note-parallèle, le sismographe s’inquiète de mouvements mesurés mais de mouvements certains : ceux d’un vaisseau-quintette conduit par Mariage puis par Perraud. Simple supposition, ceci étant, puisqu'Hubbub cache toujours un pan des expressions qu’il dévoile pour interdire peut-être à sa musique d'être appréhendée tout à fait, d'être devinée par fragments plutôt.

 

 

Dan Warburton, Paristransatlantic, September 2011

«WHOBUB»

On their fourth album, and the third on Matchless, saxophonists Bertrand Denzler and Jean-Luc Guionnet, guitarist Jean-Sébastien Mariage, pianist Frédéric Blondy and percussionist Edward Perraud deliver three more impressive examples of musical teamwork, recorded in February and April last year in Lille and Poitiers. It's not hard to see why Hubbub music appeals to Matchless MC Eddie Prévost: apart from AMM, I can't think of another outfit in improvised music that has worked so hard to forge a group sound, a musical identity that's more than the sum of its parts. Keith Rowe's remarks on the subject come to mind: "In AMM philosophy three is four: the three players plus the group itself makes four. It's like the Chinese story of the man drinking a glass of wine in moonlight whose shadow becomes the third member of the company." In which case you could call Hubbub a sextet. Though they've been in business for over a decade now, the five musicians don't get a chance to play together all that often – Perraud now lives in Tours, and the other four, though based in Paris, spend a lot of time on the road with other outfits – but absence makes the musical heart grow fonder. It's often impossible to tell who's doing what, and it doesn't matter: Perraud's exquisitely bowed cymbals and crotales combine wonderfully with Blondy's inside piano and Mariage's eBowed guitar, and the saxophonists' sustained tones, slightly scuffed by multiphonics and raspy flutters, blend in beautifully.
So much for the compliments, then. If I have any reservations, they're not so much criticisms of this particular album but of what it says about the current state of improvised music in general. It seems abundantly clear that Hubbub, like many improvisers today, are operating according to a clear set of rules regarding what can – or rather cannot – be done. Extremes of dynamics are studiously avoided (there are a few menacing thuds from Perraud but that's about as far as it goes), and even if the music is allowed to grow in intensity and density – "BUB 2" does so to great effect – it never gets loud. Similarly, there are no sudden shifts of texture and timbre, and no quick changes in direction. As such, Hubbub's music still conforms to the principles of early oughties lowercase – you might even argue it's the ultimate refinement of the "genre" – if you're looking for something "new" you might want to look elsewhere.
Now, whether that's a good or a bad thing depends on your point of view. Personally, I like my improv a little more confrontational and risky, more a question of "thou canst" than "thou shalt not", and the thought that much of today's improvised music seems to have settled comfortably into a kind of middle-aged stylistic orthodoxy is somewhat depressing. Not that that'll stop me enjoying this album next time I play it – but, knowing each of these musicians well, and knowing what exciting players they are, I'm keeping my fingers crossed that Hubbub's next outing (whatever they call it: looks like they're running out of homophones!) will thrill as much as it impresses.

 

 

Thomas Millroth, Sound of Music, September 2011
«WHOBUB»
Franska Hubbub – rent språkligt, egentligen ett uttryck av avsky för något! – gör det inte lätt för lyssnaren. Musiken strömmar milt, man kan gå ut och in ur den, låta den försvinna in i bakgrunden, glömma den, återvända. Då får man knappast ut något. Den omsluter och är samtidigt sluten. Alla fem i gruppen arbetar i området mellan akustiska och elektroniska klanger. Sammantaget blir det en ström av små ljud, någon interpunktion förekommer knappt, men ibland tillåter de ändå en jämn puls. Så mycket betyder helhetens flöde för dem att de inte ens anger respektive instrument. I alla fall spelar Frédéric Blondy piano, Bertrand Denzler tenorsax, Jean-Luc Guionnet altsax, Jean-Sébastien Mariage gitarr och Edward Perraud slagverk.
Jag förstår inte riktigt varför de velat undanhålla lyssnaren den informationen. Vet man detta sätter man sig och lyssnar extra uppmärksamt. Märker Perrauds dämpade slag på pukan, noterar Mariages rätt maskerade insatser på sin orkestergitarr och framför allt framträder Denzlers behärskade tenorsax. Hans obönhörliga kontroll och minimalistiska form är ju fängslande. Känner lyssnaren instrumenten och lyckas härleda de enstaka ljuden trasslas liksom den entoniga musiken upp. Det blir roligare att lyssna, det är inte lika krävande att dröja i 43 minuter inför en ljudbild som bara i små stycken förändras, och en halvtimmes stycke på andra CD:n kan bli riktigt muntert, för att inte tala om hur bagatellartade och capriciösa de avslutande 10 minuterna känns.
Allt är relativt. Och på något vis tycks detta vara andemeningen i denna musik, som inte vill förhålla sig till vare sig instrument eller genomskådbar form. Musiken relaterar sig till oss, utan att riktigt våga presentera sig. Jag tycker musikerna är för stränga.
Sedan kan vi diskutera, om den här nerdragna musiken egentligen landat i närheten av all slags noise. Ljudets styrka har kanske alltför mycket blivit en parameter, en gest som binder uttrycket. Eller vrider loss det från alla känslor. Det blir mer idé än uttryck.
Det går ju att jämföra med vad herrarna gör i andra sammanhang. Denzlers soloskiva Tenor på Potlatch är ett mikrotonalt äventyr. Blondys samarbete med slagverkaren Lê Quan Ninh är en av Potlatchs verkliga pärlor. Och Hubbub från 2004, Hoib, är en gnisslande sammansmältning av instrumentens ovanaste ljud till en skavande spännande helhet. Ett personligt tillägg i den då aktuella low dynamic-scenen.
Kanske har de blivit för skickliga? Kanske kan man säga att det är alldeles för snyggt ?

 

 

Ken Waxman, Jazzword, October 25, 2011

«WHOBUB»

Self-controlled and self-directed, CDs by this Swiss/French microtonal quintet usher listeners into a unique soundworld which they either accept or not. Doing so isn’t an onerous task, but Hububb – consisting of saxophonists Jean-Luc Guionnet and Bertrand Denzler, pianist Frédéric Blondy, guitarist Jean-Sébastien Mariage and percussionist Edward Perraud – is self-contained in its sonic imagery. Like the United Kingdom’s AMM and Australia’s The Necks, Hububb is one of those groups which negate easy comparisons to other musicians or bands.
Honestly, this two-disc release may be more of the same distinctive Hububb music, but it’s also masterful in delineating how by building on aleatory impulses and extended instrumental techniques, entrancing sounds can be hewed out of a collection of textures, pauses and illusions. The main demarcation point between the program on CD 1 and CD 2 is that “Who”, the former, takes up the entire disc, while the latter is divided between two tracks. In another comparison to the Brit and Aussie bands, Hubbub has developed an extrasensory sense of time. In other words the music on either disc, which clocks in within 30 seconds of each other, unrolls only so long as it doesn’t wear out its welcome.
One reason for the precise and energetic freshness in collaborations among Hubbub members is that since the group it was organized in 1999, it has never been the players’ sole means of expression. Guionnet, for instance, plays in the Free Jazz trio The Ames Group as well as creating organ-based and electro-acoustic sounds. Denzler, the only Swiss among four Gauls, often performs solo saxophone concerts and is part of Trio Sowari with percussionist Burkhard Beins and software sampler Phil Durrant. Blondy’s playing partners range from saxophonist John Butcher to synthesizer player Thomas Lehn. Mariage has worked in a variety of formations with, among others, bassist David Chiesa and saxophonist Bertrand Gauguet; and Perraud has played with stylists as different as bassist Benjamin Duboc and trumpeter Jean-Luc Cappozzo.
During the 43¼-minutes of “Who”, the five sluice, slide and shift from one series of intonation movements to the next. They rarely repeat a sequence, but through polyphonic pointillism subtly transition among different pitches; from languid measures to those taut with tension. Along the way Blondy stretches and plucks his instrument’s internal string-set as the guitarist strums and scratches his six strings. While Perraud’s accompaniment is restricted to single cymbal pops, irregular ruffs or measured drags, the two saxophonists create reed layering that exposes strident, but chromatic whistles and buzzes, eventually positioned as repeated, quivering lines. Subsequently as these arcing smears are fattened by low-frequency piano key clinks, widely vibrated guitar licks and stick-on-cymbal scratches, the hitherto solid, slow-moving drones begin to splinter. Reed rigidity turns to glottal punctuation and snorts from the tenor saxophone and a quivering vibrato from the alto saxophonist. Next, intermittent string twangs, bass drum thumps and cymbal clinks expose overall staccato and multi-tonal textures which gradually strip layers from the cumulative buzz to dissolve individually.
Actually recorded two months previously, the two sections of “Bub” are, if anything, more mesmerizing. From the top, dense saxophone tone clusters move linearly while confronting ringing pops from the massed strings and almost electronically-directed, percussion friction. Although reed stridency at points reaches the fortissimo density of Energy Music, practically leaving an aural afterimage, the sax attack again gradually subsides into separate paths: one buzzing altissimo stops and jet-plane-like flanges and the other muted with moderated pants and lip-stretching squeals. Moving with a singular logic, the climatic section matches wood-rending cracks, triangle smacks and gentle tongue gesturers.
Created to fit the band’s singular vision and designed for those willing to suspend demands for strict and distinct harmony, melody and rhythm, Hubbub’s musical vision must be approached with an open mind. Immersing yourself in the performance however determines that there are many more connected textures than imagined in this sonic experience.

 

 

 

Richard Pinell, The Watchful Ear, 05.03.2011

FESTIVAL AS ALIKE AS TREES, LONDON, 2011

I’m not going to attempt a full review of the day here now, that’s going to have to wait until Monday I suspect, but the highlight of today was Hubbub, the French quintet made up of some stunning musicians, who produced a wonderful, laminal maelstrom of gorgeous music. One to just shut the eyes and soak up.

 

 

Richard Pinell, The Watchful Ear, 07.03.2011

FESTIVAL AS ALIKE AS TREES, LONDON, 2011

The Saturday then closed with the all French (with a hint of the Swiss!) quintet Hubbub, who are made up of the dual, highly talented saxophones of Jean-Luc Guionnet and Bertrand Denzler, the electric guitar of Jean-Sébastien Mariage, Frédéric Blondy’s piano and the drums of Edward Perraud. Hubbub have played together for some years now, and in the past released two albums on Prévost’s Matchless label (a third, double album is due in the future as well). On Saturday night they sounded water-tight, very much in tune with one another, but while the music often poured together in seamless fashion it was also constantly changing and frequently surprising, often thanks to the drummer Perraud. While the massed instrumentation would generally swell slowly from soft, tonal sax lines and purring, ethereal guitar, usually struck gently or played with an eBow, Blondy would add smaller, incidental sounds while Perraud would often break up the flow with sudden, incredibly violent crashes on the drums that he would silence instantly. These attacks were spaced throughout the performance, and often served as signals for the music to shift up or down gears, often changing direction completely.
Hubbub’s music had a glorious, orchestral feel to it, a rich, dramatic beauty that reminded me of the work of the Dropp Ensemble or its related group Haptic, who, despite using quite different instrumentation create a similarly bold, thoroughly beautiful music that billows and swells in a manner that is at once both aesthetically pleasing, detailed and finely crafted enough to be structurally interesting, and still hold enough surprises to stay vibrant and exciting. The skill of the musicians was very much apparent. Precise pitches and textures were gathered together in an instant, with every one of the musicians, from Blondy’s flamboyant dances around the strings of the piano to the understated simplicity of Mariage’s guitar and the grouped intensity of the twin saxophones spot on with pitch and timing. The group sounded like they play together often, though I suspect that this is probably not the case.
A fine, rousing end to a nice collection of performances on the first day of the festival then.

 

 

John Eyles, Paristransatlantic, June 2011

FESTIVAL AS ALIKE AS TREES, LONDON, 2011

The evening was brought to a close by Hubbub, with saxophonists Jean-Luc Guionnet and Bertrand Denzler and guitarist Jean-Sébastien Mariage sandwiched between Frédéric Blondy’s piano and Edward Perraud’s drums. It was a tight set, with the five musicians playing together throughout, their music characterised by sustained tones from the saxophones and Mariage’s eBowed guitar. Occasional interjections from piano and drums added variety but did not stem the flow of the music, whose continuous stream of subtle shifts in tempo and volume contrasted admirably with the other sets of the festival.

 

 

Festival Rue du Nord

FESTIVAL RUE DU NORD, LAUSANNE, 2007

Créé en 1999, Hubbub s'est déjà produit dans toute l'Europe ainsi qu'en Amérique du nord et a publié trois disques sur les labels For 4 ears et Matchless records. Dans ce quintette, chaque musicien œuvre pour le son du groupe : des textures ou des processus minimalistes, une dynamique maîtrisée où les sonorités étranges produites par des instruments traditionnels forment des matières denses en constante évolution... Il semblerait que l'énergie de chacun se joigne à celle des autres dans une même direction, dans une même machine musicale.
L'influence majeure de ce groupe est à chercher dans la musique électroacoustique au sens large : les sons concrets ou méconnaissables et les grandes formes témoignent d'une réflexion sur le son comme matériau à transformer, sculpter, et dont la contenance musicale est extraite. La musique, s'il est possible de la résumer, se retrouve bien dans le terme « hubbub », anglicisme signifiant tumulte, brouhaha, confusion.

 

 

Gérard Rouy, Jazz Magazine

FESTIVAL 10 ANS CARRÉ BLEU, POITIERS, 2007

Hubbub s'applique à se construire (depuis huit ans) une identité propre où chacun doit, en privilégiant l'unité du groupe, trouver sa place dans un kaléidoscope bruissant et tendu de microsons et de micromouvements. Chacun de leurs concerts est un événement.

 

 

Carré Bleu

FESTIVAL 10 ANS CARRÉ BLEU, POITIERS, 2007

Peut-être, sans doute, assurément ! l’une des formations les plus jouissives de la scène improvisée. Cinq musiciens exceptionnels qui s’appliquent depuis maintenant huit ans à construire un univers musical unique,fascinant,où chaque son doit trouver sa place dans un kaléidoscope bruissant, évoluant sans cesse dans une tension presque palpable. Une expérience rare à vivre dans la splendide acoustique de l’auditorium Saint-Germain.

 

 

Catherine

LA FABRICA’SON, MALAKOFF, 2007

Je ne connaissais absolument pas cette musique et je ne savais pas que j'aimais ça comme ça !

 

 

Patrick Bœuf

DVD « DENSITÉS - PHALÈNES », Œ DANS L’O, 2007

Hubbub est un quintet d’improvisation libre en filiation spirituelle avec la formation anglaise AMM. On y retrouve cette même exigence de l’écoute globale et du son de groupe plutôt que la mise en avant de chaque musicien, et aussi ce rapport particulier au temps, au lointain parfum de la musique de cour japonaise Gagaku.

 

Alexandre Pierrepont

FESTIVAL JAZZ EM AGOSTO, LISBOA, 2007

Nous sommes le 4 août 2007 dans l’auditorium 2 de la Fundação Calouste Gulbenkian, à Lisbonne. Hubbub est là. Bertrand Denzler au saxophone ténor, Jean-Luc Guionnet au saxophone alto, Jean-Sébastien Mariage à la guitare électrique, Frédéric Blondy au piano et Edward Perraud à la batterie et aux objets – quoique cette « instrumentation » ne veuille presque rien dire, ne connote rien de connu. Les sons émis, un par un, et stratifiés, ne sont plus soumis à une exigence de développement. Ils restent sur l’enclume et deviennent l’enclume ou son ombre. Denzler parle d’« ouvrir un espace où placer des objets sonores, étaler des couleurs sonores, densifier des matières sonores ». Quand Hubbub joue, au plus serré toujours, sans autre contrôle que celui de la pression qui se crée, les sons s’en mêlent, se mêlent aux hommes qui se sont engagés dans la matière, qui se sont rappelés à son bon souvenir, à son bon plaisir. L’attention est exorbitante. Prenons les deux hommes-saxophones : le son se modifie-t-il vraiment en passant de l’intérieur de la chair à l’intérieur du métal ? Il n’y a plus que des fréquences, il n’y a plus que tout. Avec Hubbub, on a donc frôlé la musique. Avec de finalement somptueux froissements. Cela fait huit ans que cela dure et que cela arrive, qu’ils jouent avec nos nerfs et nos perceptions – « qu’ils n’ont pas fini de jouer le même morceau depuis la formation du groupe », précise Denzler. Lequel groupe est la composition, en définitive, d’une musique qui se demande ce qu’est la musique.

 

 

http://jazzearredores.blogspot.com, 07.08.2007

FESTIVAL JAZZ EM AGOSTO, LISBOA, 2007

A prestação seguinte encarregou-se de manter o nível elevado. Ao fim da tarde de sábado, 4, actuou o quinteto francês HUBBUB. Frédéric Blondy (piano), Bertrand Denzler (saxofone tenor), Jean-Luc Guionnet (saxofone alto), Jean-Sébastien Mariage (guitarra eléctrica), Edward Perraud (bateria). Deram um concerto dentro daquilo que os caracteriza enquanto grupo, ao nível do que se conhece a partir dos discos da Matchless Recordings e da For4Ears. Sem escapar ao figurino da improvisação ‘reducionista’, o HUBBUB trabalhou de forma superior a arte de saber gerir as oportunidades. Souberam destrinçar em directo quando era tempo de ouvir e de reagir, pressentir a iminência do acontecimento. Através do uso de técnicas extensivas aplicadas aos instrumentos acústicos (com sugestões de electrónica), excepção feita à guitarra eléctrica, o que o HUBBUB fez foi gerir com eficiência as mutações do drone constante, com entradas e saídas da corrente, súbitas erupções de percussão e uma eficiente gestão das dinâmicas. Deste modo assistiu-se ao progressivo crescimento da intensidade dramática, com sustentação, sem nunca perder o interesse nem a diversidade de sugestões de timbre e textura. E em baixo volume, de maneira a favorecer a lenta e gradual aglomeração das partículas sonoras, sentir a densidade a avolumar-se, em crescendo até ao breve explodir da tensão emocional. Como é característica deste tipo de improvisação, o primado foi do colectivo, com total controlo sobre o ego individual. Excelente concerto.

 

 

http://sic.sapo.pt, 10.08.2007

FESTIVAL JAZZ EM AGOSTO, LISBOA, 2007

Segundo Rui Neves, o quintento francês Hubbub foi o que reuniu até agora o maior consenso quanto à qualidade dos concertos. -

 

 

Nuno Catarino, www.bodyspace.net

FESTIVAL JAZZ EM AGOSTO, LISBOA, 2007

Na tarde de sábado os franceses Hubbub deram um excelente exemplo de improvisação reducionista, demonstrando muita prática de tocar em conjunto e uma grande exploração dos instrumentos.

 

 

Kurt Gottschalk, aaj-ny

FESTIVAL JAZZ EM AGOSTO, LISBOA, 2007

Hubbub, a French quintet of two saxophones, piano, guitar and drums, proceeded with a similarly unilateral intensity. From the outset, they all reached for the same monolithic thing. There was plenty of drama, but watching them robbed them of the mystery of their recordings. Their sounds seem to come from nowhere and seeing them play unfairly divided them into separates. Textural guitar and breathy saxophones moved slowly behind the deceivingly quick piano and percussion, creating a taut tension.

 

 

Festival Jazz à Mulhouse

FESTIVAL JAZZ À MULHOUSE, 2006

Hubbub signifie brouhaha en anglais. Bien nommé, ce groupe est probablement
ce qui est arrivé de mieux à la musique improvisée française depuis longtemps. Dans la lignée d'AMM (ils ont signé leurs disques sur le label d'Eddie Prevost Matchless), ils proposent une musique subtile où il n'est plus question d'individus ou d'egos mais seulement de son. Aucun positionnement de soliste, pas d'accompagnateurs, tous participent au développement d'un seul timbre dont l'auditeur n'a plus qu'à apprécier les irisations et les inflexions. De l'avis de beaucoup de monde, un des plus beaux groupes d'improvisation qu'il soit donné d'entendre aujourdhui.

 

 

Frédérique Meichler, http://www.lalsace.fr

FESTIVAL JAZZ À MULHOUSE, 2006

Hubbub, « le groupe majeur de la scène improvisée actuelle » avait annoncé Adrien Chiquet, directeur du festival Jazz à Mulhouse. Voilà de jeunes musiciens précédés d’une réputation redoutable. Alors, disons-le tout net, il n’y a pas de tromperie sur la marchandise. Ils sont prodigieux. D’un prodige discret et modeste, peu tapageur. Petits frères d’un Butcher ou d’une Léandre, ils réinventent un langage qui puise sa matérialité dans l’outil instrument, en extirpent l’intrinsèque. Une sorte d’accouchement primaire de la musique, un grand laboratoire du bruit originel, avec une infinité d’expressions.
Des toutes petites choses aux plus grandes, une multitude d’événements qui composent un tableau sonore impressionniste foisonnant. Chacun apporte toute la richesse de son univers intérieur. C’est l’étonnement permanent. De la création à l’état pur.

 

 

Etienne Manchette, Zurban

INSTANTS CHAVIRÉS, MONTREUIL, 2005

Hubbub s'est imposé comme l'un des quintettes phares des musiques improvisées françaises.

 

 

Carré Bleu, Poitiers

CARRÉ BLEU, POITIERS, 2005

Avec "Hubbub", ils expérimentent une pratique de l'improvisation collective qui donne naissance à une musique nouvelle, inouïe. Une approche esthétique (chaque son, acoustique, doit trouver sa place dans un kaléidoscope multicolore, changeant, bruissant, évoluant incessamment dans une tension presque palpable), inséparable d'une approche "politique" (pas de leader, écoute attentive et respectueuse des autres, liberté d'intervention totale pour chacun…) engendrent des paysages sonores fascinants dans lesquels il suffit de s'abandonner avec délectation.

 

 

Ken Waxman, The Live Music Report

FESTIVAL VTO, TORONTO, 2005

Consolidation and fragmentation were on show at Toronto’s Goethe Institute on Tuesday night as the fifth edition of the VTO Festival concluded on a musical high note — or more properly several of them.
Coupled for the performance was Hubbub — alto saxophonist Jean-Luc Guionnet, tenor saxophonist Bertrand Denzler, pianist Frédéric Blondy, guitarist Jean-Sébastien Mariage and percussionist Edward Perraud — a quintet from France on its first North American tour; and The Queen Mab Trio, made up of Toronto pianist Marilyn Lerner, Montreal reedist with Lori Freedman and violist Ig Henneman from the Netherlands.
Playing second, after a break, the Hubbub set was enthralling, as the five consolidated different tones and textures in such a way that the quintet became a 10-handed organism that breathed as one. Dense, quivering vibrations characterized much of the work. Furthermore, except for a brief section at the end when the saxes combined for a stentorian, dissonant expiration, Guionnet and Denzler restricted themselves to cross blowing and flutter tonguing, with the former often pulsating a single tone and the latter whistling across his reed as if he were playing a flute.
That left the focus on the guitarist and more spectacularly on the pianist and drummer. Another minimalist proponent, Mariage works the peripheral real estate on his axe, only coming into contact with the centre strings for zither-like plucks, finger taps, e-bow rubs or resonating and quivering pulses produced with other objects besides his guitar pick.
Blondy accumulated a jumble of foreign objects as well — empty soft drink cans, drum sticks, felt tip mallets, toothpick-thin sticks and rubber balls — and spent the bulk of his time laying siege to the piano’s innards. At times it seemed as if he was engrossed in a game of table hockey or bocce ball, so concentrated was his attention on the divisions between the key frame and speaking length. Often he swabbed and scraped the strings, other times he ricocheted sounds from them.
Not to be outdone, Perraud spread his collection of percussive adds-ons across the tops and sides of his standard kit. He struck small bowls and miniature unattached cymbals on his drum heads and rasped on his ride and cup cymbals with what seemed to be a mini band saw. Sometimes he would smack then quiver a large cymbal in the air for added resonance; often he would drag a drum stick across his snare; and once he let loose with a colossal bass drum whap as wake-up punctuation.
Working up to a climax of undifferentiated, near electronic textures, the bubbling reed tones, piano chording, sawing guitar strings and percussion punctuation harmonized into an all-encompassing buzz that then dissipated to silence.

Demonstrating two versions of modern chamber-like music, Queen Mab’s formalism and Hubbub’s transcendentalism etched a truly memorable experience for the audience members canny enough to spend the evening with them. -

 

 

Vincent Bergeron, www.webfrancophonie.com

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

Beaucoup d'habileté technique non-orthodoxe chez Hubbub (signifiant brouhaha), formé de Frédéric Blondy au piano (uniquement l'intérieur), Bertrand Denzler au saxophone ténor (effleuré de toute part), Jean-Luc Guionnet au saxophone alto (même approche), Jean-Sébastien Mariage (guitare électrique frottée au bas du manche surtout) et Edward Perraud (le plus spectaculaire, d'une nervosité maîtrisée, incapable de point mort à la batterie et surtout aux accessoires assortis). Toutes les techniques de jeu acceptées prenaient le bord durant ce qui ressemblait à une impro-composition de haut calibre, basée sur une structure intérieure bien dissimulée, peu apparente dans les coins.
C'est dans la globalité que s'illustre Hubbub, mais chacune de ses composantes s'exprime aussi bien individuellement. Le grand calme de cette musique rend chacun de ses exceptionnels chocs violents très éprouvants (lorsque Perraud se permet enfin de frapper sur sa batterie, à deux reprises isolées). Confrontés à une sorte de mécanisme de clones humains hyper-intelligents, on ne peut que constater le fruit d'un labeur beaucoup plus énorme que celui de pratiquement tous les autres artistes à l'horaire du FIMAV cette année! Néanmoins, il faut voir Hubbub sur scène pour pleinement apprécier leur chimie de timides névroses humaines. Ils sont des experts en décoration actuelle, mais leur maison n'a pas encore de fondations ?

 

 

Francois Couture, zorn-list

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

Hubbub were simply AWESOME. They played without amplification, in a tightly designed set-up (Mariage holding his guitar 50's dance band style, Guionnet and Denzler flanking him). It was magical micromusic and Edward Perraud's playing was just fascinating to watch. -

 

 

Réjean Beaucage, Improjazz

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

Si la journée nous réservait de nombreuses explosions dévastatrices, il faut parler ici davantage d'implosion... l'ensemble capte l'attention comme un trou noir attire la lumière, atténuant les silences par des concentrés d'intention sonore. La preuve par cinq que le bruitisme n'est pas une question de volume.

 

 

Bruce Lee Gallanter, Dowtown Music Gallery

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

The fourth day at FIMAV was the one day that made the jazz-heads smile, it was a mostly amazing six set day. It began with Hubbub at the Cinema, a marvelous French quintet with three fine discs on Matchless and For 4 Ears. Their instrumentation consists of piano, alto & tenor saxes, electric guitar and percussion. This set was the only one that featured what is currently referred to as "lower case improv", something that has been more in evidence at the last few Victo Fests. Hubbub took their time to create ultra subtle textures, often just a few notes at a time. Frederic Blondy worked both inside the piano as well as on the keyboard, letting the ghosts slowly escape into the air. Both saxists, Bertrand Denzler and Jean-Luc Guinnet, would select one note or a fragment of a phrase, carefully weaving their crafty reeds into a delicate tapestry. Guitarist Jean-Sebastien Mariage never used his guitar in any usual jazz-like way, utilizing sticks and pieces of metal to alter the strings, selecting just a few sounds at a time, some angular, some sharp, but always fitting perfectly within the group sound. Although their drummer Edward Perraud had a drum set at his disposal, he also worked with a minimum gestures, tapping, bowing, rubbing and quietly scurrying around his set. What made this set special was that there was some intense listing going on, the group breathed and worked together as one force. It was very dream-like and we could float away while listening to it. A perfect set to begin this wonderful day.

 

 

Stuart Broomer, Signal to Noise

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

Another of the festivalís finest moments came in the set by the French quintet Hubbub, whose concentrated ensemble improvisation has some stylistic links with the work of AMM (there are, appropriately, two Hubbub CDs available on Matchless). On this occasion saxophonistsBertrand Denzler and Jean-Luc Guionnet and guitarist Jean-SÈbastien Mariage did precisely what you donít expect from these instruments, often creating a complex yet understated drone involving circular breathing from the saxophonists along with Mariageís use of bow and volume knobs to eliminate attacks and extend notes to extraordinary lengths. Much of the musicís transient detail came from pianist FrÈdÈric Blondy, working largely in his instrumentís interior, and drummer Edward Perraud, but the Hubbub performance was a wholly collective creation, a richly varied texture suspended between dream and ceremony.

 

 

Mathieu Bélanger, www.allaboutjazz.com

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

It was a satisfying day overall although it offered few surprises to anyone familiar with the projects involved. The French quintet Hubbub, however, was an exception. Using essentially extended techniques to transcend the traditional identity of their instruments, the five musicians gave greater place to low dynamics and an overall high level of activity. Even though it perhaps ran out of breath during its second half, the resulting 50-minute improvisation proved to be dense yet restrained while incorporating space as a component as essential as the sounds produced by alto and tenor saxophones, electric guitar, piano and drums. -

 

 

www.bigsphinx.com

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

It started with Hubbub, a French band of piano (mostly inside-the-piano), 2 sax players, electric guitar, and drums.   I wish I had been in more of a receptive mood at the time, because I think it was a pretty good show. It was mostly VERY quiet noises and scraping, with the occasional burst of noise from the drummer. But usually the drummer rubbed and scraped his instruments, to great effect.   They all played really well together, and created a nice atmosphere/tapestry of noises. If a recording is released of this show, I'll buy a copy. -

 

 

rateyourmusic.com

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

I'd never heard of France's Hubbub before the show, but I was very impressed by them. I guess it was mostly improvised, but I'm not sure. Anyway you have a pianist, alto sax, tenor sax, guitarist and drummer all making the loudest noises possible from their respective instruments without actually playing them. For example I don't think the drummer ever struck a drum, the guitarist never played a chord, etc. But it all worked really well. It's too bad they're virtually unknown here. Recommended !

 

 

FIMAV

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

Ce quintette à la fine pointe de l'art improvisé est capable de beaucoup de décibels, mais préfère les silences anxieux, les gestes déconstruits, les son d'une délicatesse brutale. Une musique proposant un équilibre entre son et silence, entre fougue et retenue.

 

 

Eric Normand, JazzoSphère

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

Le jour quatre débute par une révélation : le groupe français Hubbub qui présenta une prestation acoustique à couper le souffle... Sans prétention, le groupe aura peut-être été le plus étonnant de tous. Une musique fragile et intense à la fois.

 

 

Rui Neves, Expresso

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

Os restantes "highpoints" do FIMAV 2005 circunscreveram-se ao quinteto francès de improvisaçao Hubbub, à cantora japonesa Tenko e ao regresso dos Boredoms.

 

 

Steve Bates, MusicWorks

FESTIVAL FIMAV, VICTORIAVILLE, 2005

Hubbub, who displayed some of the most controlled moments of the festival, letting movements splinter and emerge into new clusters, and never releasing their hold on the building pressure.

 

 

Yvon Paré, Le Quotidien

FESTIVAL DES MUSIQUES DE CRÉATION, JONQUIÈRES, 2005

Avec ces musiciens, tout est espace, respiration, poussées et ressacs... Il suffit de respirer dans cette texture sonore, de suivre la dérive des continents, de retrouver la pulsation qui fait que l'univers est un espace qui prend de l'expansion à une vitesse foudroyante. La musique est cet espace avant tout, une prise de possession.

 

Olivier Rodriguez, Resonance Magazine

HOIB

The strength of the ensemble is the organic progression they give to the music thanks to a clear knowledge and understanding of each other’s sounds and territories. The sounds are bound together by their pitch, texture or role in the music and they evolve together. The image of a mutation came to my mind. It’s difficult to hear the same thing twice as the evolution is continuous and almost ungraspable; you are taken in the flow and miss details carved on the way.

 

 

Mor, zk.stanford.edu

HOIB

Experimental: minimal improvised ambient, noise, pseudo-industrial. Tweaks, squeaks and drones (few beeps and clicks), in two long tracks. I don’t know what in it appeals to me, but it did! Check it out. This is the third album from this French group. Play part or full tracks, but keep the levels up. Extra-cool stuff. Weird shit these guys can do with guitar, sax, piano and percussion.
1. [25:30] Minimal yet crunchy, thundery, feedbacks, drones, strangely fascinating. More "happening" starting –9:30, gets louder, then comes down. Cymbals and gongs, rattles and bells towards end. Last 30 secs silent.
2. [only 17:09!] Sweet (well maybe this isn’t the right adjective), some high guitar/piano notes, strings plucked, illegal acts performed on saxes, drones, gongs and noise. Great.

 

 

Rigobert Dittmann, Bad Alchemy

HOIB

Dass ich ‘ne ganze Weile ‚Hiob‘ gelesen habe, wo ‚Hoib‘ steht, spricht wohl Bände über meine einmal mehr irritierte Spontanreaktion auf den dritten Art-Strike des französischen Quintetts auf mein Nervenkostüm. Fréderic Blondy, Bertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage & Edward Perraud rasieren in konsequenter Fortsetzung von Ub/Abu (2001, For 4 Ears) & Hoop Whoop (2003, Matchless Rec.) die Geräuschnarbe diesmal fast nur noch von unten. Erstaunlich, wie wenig Lärm fünf Männer machen können. Bruitistische Diskretion und ambiente ‚Flatness‘ sind hier in ihr nanotechnisches Stadium eingetreten. Feinst funkelnde Geräuschpartikel, leicht schimmerndes Diskant, granulare Luftbläschen, mikroperkussive Finessen, zart bis zur Durchsichtigkeit. Gesicht, Handschrift und Geräuschquelle - neben Piano und zweimal Saxophon sind E-Gitarre und Percussion im Einsatz - verschwimmen hinter dem kollektiven Klanggespinst. Nach 10, 12 Minuten hört man nur noch Stecknadeln fallen oder Eiswürfel schmelzen, aber nur wenn man selbst die Luft anhält und die Schallwellen so vorsichtig behandelt wie frisch geschlüpfte Mäuseembryos. Bertrand Denzler (Chamaeleo Vulgaris, 49° Nord), einer der beiden Saxophonisten, hat mir dankenswerter Weise ein paar Hinweise gegeben zu seinen persönlichen Intentionen mit einer derartigen Ästhetik: „Da ich mich tagtäglich mit Impromusik auseinandersetze, interessieren mich eigentlich die Unterschiede, die Nuancen, die Details... ich interessiere mich immer mehr für leisere Zeichnungen und Texturen. Die gleiche Energie in einem kleineren Rohr und eventuell nicht mehr so schnell und aktiv... als Musiker konzentriere ich mich immer mehr auf Sachen, die einem ‚reiner‘ erscheinen mögen. Nicht der Reinheit wegen natürlich, aber weil ich mich aufs ‚Wesentliche‘ konzentrieren möchte... Mein Ideal im Moment wäre sowas wie eine einfache Schwarz-Weiß-Zeichnung. Oder auch ab und zu eine farbige Fläche mit interessanten Texturen.“ (Brief an den Autor vom 15.9.03) Die Konzentration der Musiker überträgt sich, speziell live, wie ich oft genug bei Hoib-ähnlicher Musik am eigenen Leib erleben konnte, als kühle Intensität, als Thrill der kleinen Differenzen und als radikale Absage an alles Dekorative und Eventgeblähte.

 

 

Guillaume Tarche, Improjazz

Affaire de respiration encore, avec le somptueux Hoib de Hubbub, capté au Grand Mix de Tourcoing en septembre 2002 pour le label Matchless (MRCD 60, Dist. Metamkine) : dans ce troisième enregistrement du groupe, Frédéric Blondy, Dertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage et Edward Perraud, nageurs magnifiquement déliés, réunis en une étrave bruissante, soulèvent l’onde. Crépitements, pouls et textures veinées : un must (que vous connaissiez déjà ou que vous découvriez aujourd’hui cette formation légitimement encensée depuis quelques années), au cœur d’une ligne qui vibre !

 

 

Joao Aleluia, Tomajazz

HOIB

“Hoib” e “Metz” são dois bons exemplos do que uma geração de improvisadores franceses, algures entre a afirmação e a maturidade, tem vindo a desenvolver nos últimos tempos. Trata-se de duas gravações captadas ao vivo em distintas ocasiões – a primeira no Grand Mix de Tourcoing em Setembro de 2002 e a segunda no Temple Neuf de Metz em Outubro de 2003 – e que têm um evidente denominador comum: as participações do saxofonista tenor Bertrand Denzler e do guitarrista Jean-Sébastien Mariage.
Começamos por “Hoib”, que é a terceira edição em disco dos Hubbub, quinteto constituído por Guionnet no saxofone tenor, Blondy no piano e Perraud na bateria, sem esquecer os já referidos Denzler e Mariage. O aspecto mais gratificante a sublinhar neste novo trabalho prende-se com a evolução que este grupo tem vindo a conhecer. Com efeito, e em maior grau que nos precedentes “UB/ABU” e  “Hoop Whoop”, dir-se-ia que a convergência dos membros deste colectivo num mesmo desígnio é agora total e inequívoca. Para além de uma certa ordem “lógica” que é construída, ainda que de natureza espontânea, sente-se que as situações explanadas nas duas extensas improvisações que compõem “Hoib” emergem e encadeiam-se de uma forma mais natural e ponderada.
No entanto, o avanço decisivo em relação aos trabalhos anteriores reside no desenvolvimento de uma abordagem significativamente mais concentrada no detalhe, mais próxima das práticas reducionistas que têm despontado nos últimos anos na cena improvisada europeia.
Em “Hoib 1”, a primeira das duas improvisações, este pendor apenas começa a vincar-se quando, a páginas tantas, se desenham os contornos de um rumor longínquo e subterrâneo que tem a sua génese nas notas mais graves do piano de Blondy. Acaba pois por ser na segunda e derradeira faixa que o novo rumo é definitivamente enformado, assistindo-se ao manuseamento de uma matéria evanescente e rica em fosforescências, como que corporizando um quietismo estético e uma serenidade mística de jaez tipicamente feldmaniana.
À semelhança de “Hoib”, “Metz” é uma sessão livremente improvisada cujo desenvolvimento se reveste de uma certa ordem, por oposição a uma ideia de anarquia e omnidireccionalidade acéfala com que por vezes nos deparamos neste tipo de estéticas.
Constituído por uma única faixa de 32 minutos, ainda que episodicamente dividida em fracções mais pequenas, “Metz” não é um disco longo. Os momentos iniciais caracterizam-se por uma fluência morosa e periclitante, como se os músicos ostentassem as cautelas próprias de quem atravessa sinuoso e ignoto caminho. Não surpreende por isso a rarefacção inicial, que com o avançar do tempo se vai adensando numa paisagem mais frondosa e concentrada, e que culmina, perto do final, com o estilhaçar da unidade entretanto construída.
Raras são as ocasiões em que se poderá dizer que este ou aquele elemento sobressai, tal é o compromisso de equipa que se estabelece. Exemplificativo disso mesmo é a prestação de Bertrand Denzler que, se inicialmente deixa transparecer algum apagamento, depois de uma audição mais atenta confirma, pelo contrário, que dificilmente poderia estar mais integrado na prossecução do fim comum. Concentrando-se na elaboração de um som cavo e invulgarmente sub-reptício, Denzler enleia-se de uma forma quase imperceptível numa teia tecida a quatro vozes, da qual se logra obter uma notável simbiose tímbrica, como se cada instrumento fosse a extensão do outro.
Seria injusto não fazer uma referência, mesmo que breve, à contribuição dos restantes músicos na criação deste som, nomeadamente a filigrana preciosista de Mariage, o intricado pizzicatto de Werchowski e a organicidade de Xavier Charles.
No final, poder-se-á lamentar a relativa brevidade desta sessão, mas não deixa de estar aqui implícito um certo sentido weberniano, na medida em que não é necessário muito tempo para transmitir a essência da mensagem que se pretende exteriorizar.
A cena da livre improvisação francesa não será tão propalada quanto as de Londres, Berlim ou Viena, mas estas duas obras, ilustrativas do muito que por aí se tem feito, não irão certamente desiludir os amantes destas práticas. Aguardemos pois por novos episódios. -

 

 

Ken Waxman, www.onefinalnote.com, 2005
HOIB
Charles/Denzler/Mariage/Werchowski
Metz
Part of the wave of minimalistic improvisers who somehow manage to appropriate the mechanics of electronic timbres for acoustic instruments, these two French groups still affirm that small intervals, diminutive resonance, and near-static harmony can provide memorable music if you ignore the so-called proper way that instruments should sound.
Hubbub tries to transcend the tone question from the beginning. Each of its CDs lists only the players’ names, not the instruments they play. For the record the band is made up of Jean-Luc Guionnet on soprano and alto saxophones, Bertrand Denzler on tenor saxophone, Frédéric Blondy on piano, guitarist Jean-Sébastian Mariage, and drummer Edward Perraud.
All have extensive experience on the somewhat insular French scene. Guionnet and Perraud are part of the appropriately named Return of the New Thing band. The altoist has also duetted with guitarist Olivier Benoît, while Blondy has recorded with master percussionist Lê Quan Ninh. Denzler, who is actually Swiss, has played with people as different as fellow countryman Hans Koch and original New Thing drummer Sunny Murray.
Denzler and Mariage are also featured on Metz (Creative Sources). So are Xavier Charles—on clarinet here, but who is often involved in dedicated electronica, playing vibrating surfaces, turntables and minidiscs—and violinist Mathieu Werchowski, whose experience encompasses electronica with tape manipulators Lionel Marchetti and Jérôme Noetinger and a pure acoustic trio with guitarist John Russell and accordionist Ute Völket.
Perhaps because of this background, electroacoustic tendencies migrate onto the CD’s slightly more than half-hour single track. With concentration the sounds can be mesmerizing. At the same time the piece has enough structure to be a sonata or other formal composition. Initially it builds up from intermittent reed buzzes and metallic baps that are mixed with bell-ringing guitar tones and violin textures. Variations arise following an extended period of aviary trills from Denzler, chalumeau-register buzzes from Charles, plus the scrapes of what could be an e-bow moving across fiddle strings. Mariage then begins tapping on his guitar strings with his palms and snapping them as well—gestures that bring out reedy snorts and flutter-tonguing from the woodwinds. As the theme is reshaped, compressed, organ-like timbres appear from the violinist, leading to an exchange of sul ponticello lines on his part and dark, fluttering breaths from the reedmen.
Midway through, silence is nudged with the faint intimation of reverb extended by abrasive ratcheting from the top portion of the guitar’s neck, until split-tone reed variations provide new variations on the theme with hummingbird-like warbling. Finally the piece reaches a climax of amp-related wheezy crackles, electronic hiss, intermittent string battering, and chromatic runs. As this happens, the clarinetist adds shrill reed vibrations and the tenor man glottal stops and shredded cries. Heightened sounds include thumping guitar picking and wiggling fiddle lines. A postlude of shattering reed cries mixed with accordion-like squeezes from the strings leads to a 20-second coda of barely heard near-silence.
Silence plays a part in Hubbub’s Hoib (Matchless) as well, with many of the most hypnotic timbres seemingly taking place just below the threshold of comfortable listening. Divided among two mid-length tracks, the band members assert themselves most individually on “Hoib 2”, which itself begins with almost complete silence for 60 seconds.
Eventually Perraud comes up with an odd drum sound—not a beat mind you—and Blondy keystrokes that could come from a toy piano. Soon you realize that the segmented whap that almost resembles a vibraharp’s touch is coming from mallets hitting piano keys, while the spreading harp-like glisses are from the guitar.
With nothing moving very loudly or quickly, subtle tongue-slaps and shrill colored air expiration from Guionnet and Denzler are even more obvious. Flirting with microtonalism, the two barely avoid stasis. Alternating obtuse penny-whistle timbres and silence, it’s fairly obvious that this sax meeting has very little to do with a Cannonball Adderley and John Coltrane reed battle or anything else overtly jazzy. Respiration does appear, but these abrasive split tones create unknown tonal properties, not differentiated notes. Eventually, a backdrop is created out of scraped chromatic colors from the guitar and internal dampening of the piano keys. Hooting, sibilant, almost harmonica-reedy tones from the saxes hang suspended in the air until even the overtones dissolve into silence.
Similar undifferentiated and unknown oscillations are on the first, longer track, along with pressure on cymbal and snare tops from the percussionist, scrapes along the underside and front of the guitar by the plectrumist, and a build up of tongue-slaps, flattement, and colored air from the reedists. Still, with the track angled more towards undulation than movement, clanging ring modulator-like waveforms seem to enter the sound picture as well.
Eventually the drummer builds up his arrangement from subtle touches and split-second cymbal spanks to somehow meld sour snare rattles with sine wave-like piercing cries from the reeds. Eventually, chiming, elongated tongue-stops and split tones are bolstered from near-noiselessness with finger and palm percussion and internal piano string rumbles. Harsh sputters from one sax, shrill, flutter-tongue squeaks from the other, a continual rhapsody of saturated piano tones, and pinpointed cymbal pings bring the piece to a climax, while the finale is a flawlessly positioned solo drum beat.
Not jazz or perhaps even improv as we know it, Hoib and Metz deserve concentrated examination by those open to tracing new currents in free playing.

 

 

Jean-Michel Van Schouwburg

HOIB a été fait par des gens qui font la plus vraie, la plus sincère, la plus authentique, la plus entière musique d'improvisation depuis longtemps. Ce sont les gens de HUBBUB : Jean  Luc Guionnet, Edward Perraud, Jean-Sébastien Mariage, Frédéric Blondy et Bertrand Denzler, et ils en sont très riches. C'est la troisième fois que je les écoute (le concert du festival Freedom of The City 2003, à Londres et les deux cédés Hoop Whoop et HOIB) et cette fois-ci encore, c'est vraiment fait pour être écouté. Je ne sais pas s'ils sont des grands, des meilleurs, des géniaux musiciens. Mais j'aime ce qu'ils jouent dans leur groupe, car c'est comme le monde le meilleur : CELUI QU'ON EST RICHE PARCE QU'ON A PAS L'ARGENT.
Pour ceux qu'ont peur du minimalo-new silence- réduxo- raducalisme un peu dogmatique (même si c'est intéressant, c'est vrai !) je les rassure. C'est aussi sensuel que raréfié avec passion et avec énormément d'intelligence (plus que les rédu - radu - intéressants). Donc, le groupe HUBBUB c'est un des plus grands 10/10 de la musique impro libre de tous les temps depuis longtemps.
Je raconte pas pourquoi ce 10 sur 10, il faut (apprendre à) écouter et je sais pas le faire à votre place.

 

 

Rui Eduardo Paes, http://rep.no.sapo.pt, 2005
HOIB
Enganam-se quantos acharem que os nomes Hubbub e Hoib não passam de invenções fonéticas do grupo que o pianista francês Frédéric Blondy formou com um punhado de improvisadores da nova geração: “hub” é a designação que na Índia se dá a um jogo muito popular e foi registado pela primeira vez pelos linguistas no século XVII, enquanto “hoib” era um grito de chamamento de escoceses e galeses em tempos remotos. A alusão não vem ao acaso, pois estes músicos (Bertrand Denzier, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sebastian Mariage, Edward Perraud) desejam que a improvisação surja tão natural quanto a fala e tão social quanto a capacidade humana de comunicar com os outros. O diminuto nível sonoro desta proposta e os seus frequentes espaços de silêncio não são obstáculos a essa comunicabilidade, mas a evidência de que a música é como uma conversa amena e intimista, feita ora de reacções e oportunidades, ora de meditações interiores. Um belíssimo disco que refuta o bruá do mundo em que vivemos, ainda que sem qualquer intenção de apaziguamento “new age”. Esta é uma arte feita de ameaças e inquietações, contidas é certo, mas claramente perceptíveis. Contra o excesso de expressão e emotividade da música improvisada “mainstream”, o que faz não é propriamente uma racionalização da sensibilidade ou dos sentimentos, mas a recusa do primado romântico que ainda rege a criação. E se este “não” tem tudo de uma atitude intelectual, convém não esquecermos que também o expressionismo é uma fórmula programática. Não se trata, sequer, de limitar a liberdade expressiva, mas de compreender que até um rio em permanente fluxo de águas tem as suas margens.

 

 

www.ear-rational.com, 2005
HOIB
Third CD from this French improvisational group, featuring: Frederic Blondy, Bertrand Denzier, Jean Luc Guionnet, Jean-Sebastien Mariage, Edward Perraud. 2nd release on Matchless, they also have a CD on For Four Ears. "From a line, and from's it's slowness, that vibrates, that, trembles, I say, that it is, no more talkative, than a cloud, of its likeness, or than a, gust of wind, in the trees, Now, felling, compelled, to produce words, I say, that it is no, more silent, than a fearful dog, than a satisfied cat, or, than a disturbed, cow, then all bark, purr, or moo, One calls, and the world, answers, One keeps silent, and the world, calls us. This is to be, at the heart, of a line, that vibrates, that trembles, The line dwells, on the side, of the, w o r l d."

 

 

Luc Bouquet , www.jazzbreak.com, février 2005
Hubbub "Hoib"
Rares sont les musiques qui nous obligent à rester attentifs à ce point. Pénétrer le monde (donc la musique) d'Hubbub est le genre d'expérience heureuse qui laisse trace. Expérience somme toute enfantine tant elle est portée par cinq musiciens dont l'implication et l'inspiration atteignent immédiatement nos oreilles.
Se laisser aller donc. Etre le réceptacle d’une musique sphérique et vitale. Une musique dans laquelle souffles et cliquetis émergent du silence. Une musique à la respiration de velours. Posée. Offerte à qui veut l'entendre. Musique-vision, musique-voyage. Navigation lente. Longue et brune. Safari des sens. Peuplée. Révélée. Renouvelée. Longtemps présente après écoute. Comme l'écho de la création des mondes. D'autres mondes. Où nous aurons enfin une place. Loin des pouvoirs et des hiérarchies.

 

 

Jean-Michel Van Schouwburg, JazzAround, 2004

Hoop Whoop
Dans l'univers de la musique improvisée (libre, radicale etc…), on est frappé par le nombre toujours croissant de musiciens qui s'engagent dans cet art à la fois aussi exigeant que gratuit (dans tous les sens du terme, car on y gagne souvent que des clopinettes). Dès lors, il devient plus difficile de ne pas jouer comme X ou Y et d'avoir "quelque chose à dire". Nombre de musiciens plus jeunes n'ont pas toujours l'envergure et le charisme des pionniers qui ont par la suite accédé à la notoriété. Ils ont aussi moins l'occasion de se produire et de mûrir leurs musiques, les organisateurs n'accordant d'importance qu'aux valeurs sûres. Malgré quelques notables exceptions, les musiciens français sont toujours un peu restés en retrait en matière d'originalité. C'est pour tout cela que je tiens spécialement à saluer la musique de ce groupe parisien vraiment étonnant, Hubbub. Le pianiste Frédéric Blondy, les saxophonistes Jean-Luc Guionnet et Bertrand Denzler, le guitariste Jean-Sébastien Mariage et le batteur Edward Perraud, tous autour de la trentaine, se croisent dans plusieurs groupes qui vont du free jazz à l'innovation la plus radicale. Un des groupes de Guionnet et Perraud s'appelle "The Return of The New Thing", tout un programme. Hoop Whoop est le deuxième album d'Hubbub et est publié par Matchless , le label d'Eddie Prévost, percussionniste du groupe AMM. On y entend une musique essentiellement collective où s'efface dans l'enchevêtrement des sons l'exploit individuel du soliste. Peu importe qui joue quoi, personne ne "tire son épingle du jeu ". Le groupe contribue comme un seul homme à cette improvisation de 52'58". Mon collègue P.L. Renou a écrit de remarquables notes de pochette : celles-ci cadrent parfaitement avec une musique qui pose plus de questions qu'elle n'y répond. Comme trop rarement de nos jours, voici un manifeste qui rompt avec les habitudes plutôt qu'un enregistrement de plus, fût - il excellent. Ces cinq courageux défendent une esthétique exigeante et revalorisent de manière exemplaire la nécessité collective de l'improvisation libre que d'aucuns veulent réduire à l'expression soliste d'individualités, certes rares. Chez Hubbub, c'est le très haut degré d'imbrication collective qui fait toute la rareté et le prix de la musique.

 

 

Festival NPAI

Ces cinq improvisateurs ont su créer avec Hubbub une formation où le maître mot est l'écoute. La rencontre de leur musique (acoustique, excepté la guitare) avec le public est d'une intimité bouleversante. La texture sonore, sa densité, à la fois complexe et évidente, minimale et fourmillante, ondule doucement; le chaos sous-jacent, maintes fois suggéré nous tient dans une apnée de poésies vibratoires, fraîche et totalement régénératrice.

 

 

Philippe ALEN, Improjazz 109, octobre 2004
Festival NPAI Parthenay 2004

Tectonique du mirage.

Les discussions, négociations, tractations quant au placement de chacun qui préludèrent au concert de Hubbub pouvaient donner a ceux qui y assistèrent I'idée de la minutie qui préside a I'élaboration d'une musique toujours fascinante. On deplaça le piano, la batterie de cinquante, puis vingt, puis cinq centimètres, les marques se rapprochèrent jusqu'à pousser I'altiste dans I'aisselle du piano, prenant les autres dans une tenaille presque refermée. Pourtant, alors que Bertrand Denzler (ts), Jean-Luc Guionnet (as), Jean-Sébastien Mariage (elg), Fred Blondy (p) et Edward Perraud (dm) s'ingénient à élaborer d'effarantes fusions, ils en sont arrivés au point où, fort de cette expérience, ils peuvent redonner cours à des gestes différenciés sans que ceux-ci surgissent comme des prises de parole individuelle. Des saxophones, de la guitare poussèrent ainsi des saillies sur un climat d'attente, et la musique ne se lissa qu'au bout d'une bonne vingtaine de minutes, alors qu'elle montait en volume. Suraigus d'alto, chocs venus du piano, renvois d'écho de la batterie agirent davantage comme signaux, surgissement de kerns dans la brume, comme autant d'appels isolés vers un chemin demeuré invisible. Mais ce qui semblait tant uni s’effrita. Couche après couche, ce palimpseste laissa percevoir des textures granitées qui s’érodèrent lentement, des plateaux gréseux sculptés par les souffles, des cendres sédimentées aux surfaces craquelées. Une intense activité éolienne dégageait des filons, mais l’essentiel du mouvement demeura souterrain, et des roulements secrets peu a peu lézardèrent une masse dont la porosité semblait promettre une simple dispersion en menues particules. La tectonique découpa des profils qui, pour accusés qu'ils parurent, ne revendiquaient pas d’autonomie dans le paysage qui s’offrait a l’oreille. Un silence se fit, au risque de figer en tableau ce mouvement profond. La relance vint du piano, fort bien assumée. Cette pause apparut alors comme une faille intelligible, et, comme si nous prenions du recul dans cette temporalité géologique pour retrouver notre niche en son giron, la musique s'éloigna. Nous resterions désormais, le temps conclu des festivités, seul a seul avec le silence, « seul luxe après les rimes ». . .

 

 

Noël Tachet et Joël Pagier, Improjazz  109, octobre 2004
Festival NPAI Parthenay 2004

Enfin vint Hubbub, une formation qui entretenait une relation privilégiée avec le festival et qui resta sur place toute la semaine. Solo de ténor de Denzler en ouverture, solo d'orgue de Jean-Luc Guionnet dans une chapelIe habillée de lumières noires, duo de Frédéric Blondy avec Le Quan Ninh, etc. Ces trois-là, avec Jean-Sébastien Mariage (g) et Edward Perraud (dr), malaxèrent à main nue un son d'ensemble dont la pâte leva si bien qu'on aurait cru la voir se modeler d'elle-même. C'est ça Hubbub : la notion de groupe basée sur l’oubli de l'ego, pas de l'individu.

 

 

Géraldine Martin, Improjazz 109, octobre 2004
Festival Jazz à Luz 2004

La journée du lundi commença dans une sorte de magie vibratoire. Hubbub (Frédéric Blondy, piano; Bertrand Denzler, saxophone tenor ; Jean-Luc Guionnet, saxophone alto; Jean-Sébastien Mariage, guitare électrique; Edward Perraud, batterie et percussions) nous livre l'intimité d'un imaginaire constamment en effervescence ; presque organique, la masse sonore se développe. L'énergie s'y concentre comme s'il s'agissait d'approfondir, une lumière, un rêve qui viendrait de très loin...

 

 

Théo Jarrier, Peace Warriors 22, mars 2004
HUBBUB
"Hoop Whoop" (Matchless Recordings).
Né de rencontres hybrides, cette jeune formation d'improvisateurs européens, composé de Frédéric Blondy, Bertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage et Edward Perraud, rassemble des membres particulièrement passionnants et actifs, issue des groupes : Œ‚Schams‚‚, Œ‚Chamaelo Vulgaris‚‚ ou du collectif : Œ‚Klac-Sons‚‚. Une des forces majeures du groupe, réside effectivement dans le fait que les membres qui le compose, se croisent sans cesse dans différents contextes, se connaissent parfaitement et pour certains d'entre eux, travaillent depuis quelques années en duo : Guionnet/Perraud et Denzler/Mariage. Autour de ce noyau dur qui s'est naturellement formé, le quintet se construit peu à peu dans un désir de sonder : sonorités,  matières et silences, ouvrant l‚expression à de nouveaux contrastes. En 2000, un premier enregistrement voit le jour : "Ub/Abu", sortie sur le label suisse For 4 Ears. Une étape importante qui permet dorénavant au groupe de se risquer davantage dans une aventure, au-delà de tous schémas, clichés ou cadres, avec une liberté grandissante au rythme de l‚assurance. Aujourd'hui, avec "Hoop Whoop", nous sommes envoûtés dès les premiers instants par une musique à la hauteur de l‚engagement. Complices, leurs jeux réciproques s‚imbriquent continuellement, nous transmettant cette formidable impression de magnétisme. Chacun pétrit la matière, obtenant des sonorités contrastées, cristallines voire rugueuses, où les nuances tonales se font sensibles. Hubbub installe au sein de ces quatre pièces, une liberté des rapports esthétiques digne d'un Schlippenbach quartet où les climats s‚intempèrent, les caractères se diversifient et certains aspects s‚amplifient. Hubbub manifeste aujourd‚hui, à travers l'enregistrement de ce second disque, la nécessité de se prêter de plus en plus à l‚improvisation libre et à la découverte de possibilités à explorer de nouveau et différemment. A la façon d'AMM, le suspense de "Hoop Whoop" nous tient en haleine jusqu'au bout.

 

 

Ken Waxman, www.jazzweekly.com, 2003
Hoop Whoop
Hoop Whoop is a refined slice of microtonal EuroImprov by five questing French musicians captured at a festival in Vandoeuvre-les-Nancy. One continuous, nearly 53-minute creation, Hubbub's CD is most concerned with the textural and polyphonic qualities the musicians' instruments can bring to a soundscape, while barely raising the listening range above piano. Don't read the booklet notes while experiencing the music however. They provide new evidence to the supposition that the French invented obfuscation. Most of the time you have to supply your own interpretation of the program and decide to which instrument to link each sound. Overall, an electroacoustic drone appears to fade in and out of the program, similar to the continuum that exists in AMM performances. This is probably the result of string manipulation from guitarist Jean-Sébastian Mariage. Guionnet who is interested in electronica and has recorded live in a Paris subway station for quasi-musique concrète effects, and Denzler who performed in a formation with Günter Müller on electronics and mini discs, concentrate most of their efforts within a narrow range of expression. Favored techniques include small breaths, reed chirps and squeals; gradually introduced key pops, tongue slaps and reed kisses; flattement, false fingerings and exaggerated lines that occasionally turn into the hiss of colored noises. One -- or both -- is a fine mimic as well, since what sounds like the gibbering and whistling of monkeys appear at various times, as does the cawing of crows. As a matter of fact, these sibilant aviary squalls are sometimes so clangorous that you could be listening to an aural souvenir of feeding time at a zoo's ornithology exhibit. Something approaching a yawn also emerges at points, though it's probably a unique extended technique rather than a comment on the proceedings.
While all this is going on, Perraud confines himself to equine clip clops from the drum heads, single flams, drags and irregular ratamacues, not to mention portions of the tune when it literally appears as if he's wiping the tops of his drum heads with a cloth. There's also what has almost become the sine qua non of this music: the scrape of a drumstick on cymbal reveling in the overtones and vibrations it creates.
With four of the five musicians involved with polyrhythm and polytonality going their separate ways, only pianist Frédéric Blondy, who has recorded a duo session with percussionist Lê Quan Ninh, seems to cleave to the course and plow on, no matter what's happening around him. From initial restrained, chordal pressure that almost sounds like equal temperament, he keeps his noodling to the minimum, instead he sounds different parts of the keyboard to complement reed vibrations. Similarly there are places where he too turns his instrument into a resonating percussion source.
Not exactly prepared, it still sounds as if extra dampers on the hammers are altering the soundboard's output, as Blondy repetitively clinks the ivories on the keyboard. Hammering on the instrument's side and striking the strings with a bow seems to be another strategy as well as letting loose a moving object -- perhaps a ping pong ball -- within the instrument's innards.

 

 

Soizig Le Calvez & Bertrand Le Saux, www.etherreal.com/magazine/, 2003
Hubbub (Frederic Blondy - piano ; Bertrand Denzler & Jean-Luc Guionnet - saxophones - Jean-Sébastien Mariage - guitare ; Edward Perraud - batterie)Les nuits morvandelles sont plus que fraîches, et c'est dans un état second, transis de froid et à moitié endormis, que nous assistons au concert de Hubbub, dont on a souvent l'occasion de voir les membres jouer à Paris, et qui vient de sortir son nouvel album sur le label d'AMM, Matchless Recordings. Le groupe joue au même niveau que le public, sans amplification. La musique est tranquille, et la connexion avec AMM est compréhensible : on retrouve cette même texture sonore continuelle d'où surgissent de petits éclats de piano ou de percussions. L'attention de l'auditeur est maintenue constante par des jeux de saxophone fragiles, comme murmurés, et cette impression qu'à chaque instant, tous les sons de la palette du groupe sont possibles avec la même probabilité.

 

 

Franck Médioni, Octopus, 2003
Hubbub
Hoop Whoop
(Matchless Recordings/Métamkine)Hubbub (en anglais «clameur», «tumulte» et «confusion» mais aussi «agitation» et «excitation») réunit cinq musiciens aguerris au jeu subtile et non moins intense de l’improvisation libre. Hubbub (Frédéric Blondy, piano, Bertrand Denzler , saxophone ténor ; Jean-Luc Guionnet, saxophone alto ; Jean-Sébastien Mariage, guitare ; Edward Perraud, batterie) affirme une très forte identité musicale ;  l’entité du groupe se veut plus importante que la simple somme des cinq individualités qui la compose. A un tel point que l’instrumentation des musiciens n’est pas mentionnée dans le livret de ce deuxième enregistrement d’Hubbub sorti sur le label du groupe anglais désormais légendaire AMM. Confiance absolue accordée à l’intuition, au geste musicien, intelligence du jeu collectif, c’est un projet ambitieux, constamment maîtrisé. Quatre parties, quatre improvisations, de 6’32" à 16’58". Une grande musique de chambre à la fois puissante et délicate, une œuvre dont l’ascèse apparente cache à peine la tendresse profonde ; tout un monde de souplesse et de rebondissement, d’errance et de fulgurance qui se déploie, des formes qui se tissent en une vaste émergence de masses et autres mouvements de timbres. Ici, plus que jamais, la forte impression d’écouter une musique organique en mouvement perpétuel. Son déploiement participe pleinement de la forme comme de la poétique de cette musique qui rend ce qu’elle emprunte : ses dimensions éthiques et esthétiques la font urgentes, indispensables.

 

 

François Couture, www.allmusic.com, 2003
Hoop Whoop
2003Recorded in December 2001, two years after Hubbub’s debut "Ub/Abu", "Hoop Whoop" shows a lot of maturation as a group. The music has grown somewhat busier, less entrenched in the {$AMM}/{$Spontaneous Music Ensemble} axis of free improvisation. It doesn’t mean that it has become overtly noisy, but to the focus on listening and the research in tiny aspects of sounds, the group has added a gutsier feel that recalls the feverishness of drummer {$Edward Perraud}’s old experimental rock band {$Shub-Niggurath} (especially in its later stages). The music is generally dominated by {$Frédéric Blond}y’s piano and {$Jean-Sébastien Mariage}’s electric guitar. They both tend to play more extrovertly and loud. Mariage’s feedback gnarl carries the piece for several minutes in “Part II” (the album consists of a continuous improvisation of 53 minutes indexed in four parts for convenience). Blondy’s feverish runs in the bass register give a maniacal pace to the second half of “Part III” -- Mariage is quick to match him with a gritty sustained note while Perraud heats up on the drums and the saxophones of {$Bertrand Denzler} and {$Jean-Luc Guionnet} flutter like two parakeets arguing each other’s head off. At this point, the level of group playing reaches its peak. In the quieter sections (especially the first and last parts), the saxophonists take a more prominent role, using extended techniques to extract strange whispers and odd cries from their instruments... "Hoop Whoop" is one of the great free improv albums of 2003.

 

 

Guillaume TARCHE , Improjazz 98, septembre 2003
HOOP WHOOP

Il faut arriver à une certaine températurequi rende les choses malléables. Georges BraqueComme un arc lentement bandé, la musique s’élève, de toutes parts, enlace, épais fluide dont on se demande par quelle télépathie ostéophonique (l’adjectif est de Barry Guy) il est conduit. Une forêt nous précède / et nous tient lieu de corps / et modifie les figures et dresse / la griffe / d’un supplice spacieux / où l’on se regarde mourir / avec des forces inépuisables / mourir revenir / à la pensée de son reflux compact / comme s’écrit l’effraction, le soleil / toujours au cœur et à l’orée / des grand arbres transparents. (Jacques Dupin) Le lacis des fractales végétales et des textures tuilées à l’œuvre, in progress et in process (la mention d’AMM dans le lumineux livret de P.-L. Renou est justifiée) emporte, de bout en bout, l’adhésion physique et suscite un enthousiasme sans réserve. Enregistrée en décembre 2001 à Vandœuvre, cette musique toute de magie organique se diffuse dans l’espace et le remodèle, concurrençant les dispositifs électroacoustiques les plus sophistiqués. Emerveillement assuré, de chaque instant !Interrogés successivement ces derniers mois dans Improjazz, Frédéric Blondy (in n° 95), Edward Perraud (in n° 96) et Bertrand Denzler (in n° 97) [ mais aussi tous les cinq (avec Jean-Luc Guionnet et Jean-Sébastien Mariage) en janvier 2002 (in n° 81) ] rendaient compte de leur relation au collectif et l’on se souviendra de Perraud indiquant (n° 96, page 7) que la mention des instruments joués ne serait pas portée " sur le prochain disque ". C’est effectivement le cas et l’on ne peut que souscrire (mais quel auditeur de ces musiques vives ne le ferait ? ! – la chose est entendue) à la démarche, rejoignant le rédacteur des notes d’accompagnement dans sa belle formule : " L’assignation d’une source à chaque événement sonore ne relève plus ici que d’un jeu de société " ; l’effet de cette disparition partielle est cependant diminué car les musiciens étaient identifiés par le précédent enregistrement du groupe (Ub/Abu, For 4 Ears 1241, Dist. Improjazz) et parce que leurs noms subsistent tout de même (ainsi que le copyright) sur le présent disque… Détails et chicaneries, direz-vous… Pas si sûr, d’autant qu’un rideau tiré entre scène et public lors d’un concert au Grand Mix de Tourcoing l’été dernier, déconditionnait (en la conditionnant – certes un peu pédagogiquement) l’écoute.

 

 

Rigobert Dittmann, Bad Alchemy Nr. 42, 2003
Hoop Whoop
Zweitling des französischen Improquintetts, dessen Debut "Ub/Abu" 2001 auf For 4 Ears erschienen ist (-> BA 38). Live am 4.12.2001 im Culturel André Malraux in Vandoeuvre-les-Nancy erzeugten Frédéric Blondy (piano), Bertrand Denzler & Jean-Luc Guionnet (saxophones), Jean-Sébastien Mariage (guitar) und Edward Perraud (percussion) erneut eine derart konsequent prä- oder posthumane Protoästhetik, dass sie Linernoteautor P.-L. Renou zu solch dichterphilosophischen Gewagtheiten hinrissen wie: "Digested, assimilated in the details, the nucleus has itself become the envelope of its own absence." Sankt Derrida & Lyotard, bittet für uns. Aber natürlich ist das schön gesagt. Auch wenn er von paläozoischen Knochen spricht, aus denen sich ausgestorbene Lebewesen oder von obskuren Notationscodes, aus denen sich Klänge rekonstruieren, aber nicht verifizieren lassen, von Licht- und Partikelspuren, aus denen sich auf eine Quelle schließen lässt, die aber auch nicht erster Erreger, sondern selbst kontingent ist oder wenn er den fünf Tumultanten Subjektlosigkeit nachsagt, dann will er mit all dem nur einen Eindruck vermitteln, der sich durch die Musik aufdrängt, der mit Sprache aber schwer zu fassen ist, weil sie angesichts von A-Logik und ohne Subjekt-Prädikat-Objekt-Sicherheit schweigen muss. Derridas negative Neognosis las den vagen Phantomschmerz, aus dem auf etwas Fehlendes oder Abwesendes geschlossen wird, also die vermisste Spur als letzte und einzige Spur des Deus absconditus. Renou möchte, da er den Tod des Subjekts ähnlich axiomatisch setzt wie andere den Tod Gottes, die taktilen - er nennt es 'figurative' - Eigenschaften der Hubbub'schen polymorph-perversen Geräuschkonfigurationen keinen auch noch so spontanen Akteuren zuschreiben, sondern einem prozesshaften, fließenden Kontinuum. Musiker und Hörer sind in dieser Vorstellung, wenn ich sie recht verstehe, eingebettet in eine organische, holistisch-universale Urzelle, Medien des Élan vital. Nun, bereits Nietzsche hielt sich, er war ja nicht ganz so humorlos, wie man ihn hinstellt, für den Krikelkrakel einer größeren Macht. Mein einziger kleiner Einwand gegen Renous Schwurbelei ist dann auch, dass er den frisch geschlüpften Hoop Whoop auf Stelzen auf den Markt schickt, um todernst zu verkünden, dass Pop tot sei, statt dass er ihn ein odradekisches Rätsel bleiben lässt.

 

 

Jeff Surak, Vital Weekly 384, 2003
HUBBUB - HOOP WHOOP (CD by Matchless Recordings)
Hubbub is a quintet comprised of 2 saxes, guitar, piano, and percussion, and this is a live recording from December 2001. The cover of this cd is a green saturated photo of a  forest. Quite appropriate as, this being released by the home label of AMM, which has been described as like or unlike trees. Hubbub shares some similarities to AMM, working in the realm of free/meta musics. On this cd the sound is less like a single tree, or a dense forest, but rather the sonic equivalent of being in a hailstorm, pelted by a fury of ice pellets. The first 2 sections of this live recording work in this vein, each instrument coming at you in short blasts but all part of one mass of sound propelled forward, or downward, if one is to continue the metaphor. Very forceful music and made more so compelling by its primarily acoustic instrumentation. The storm eases up, and then softer sounds are explored. In the last ten minutes the piano and guitar set the tone, with fast trills and wavering guitar screeches. The groups eases back and changes direction again, exploring the silences between, and working more with duration than the barrage of short blasts at the opening. Hubbub succeeds in pushing themselves to the limit and going in many directions without losing focus and cohesion in this dynamic performance.

 

 

Luc Bouquet, Improjazz 99, octobre 2003
HUBBUB "Hoop Whoop", Matchless Recordings 53(Frédéric Blondy, Bertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage, Edward Perraud)Une note. Une seule. Incarnée à l’unisson. Peu à peu les sons se déploient avec lenteur. Hubbub avance ainsi, collectivement (les instruments joués par chacun ont été exclus des notes de pochette). Lente respiration. Lent cortège. Horizontalité. Une même réceptivité. Et toujours le même déplacement. Les sons enflent, le spasme guette. Cette note, toujours ; tellurique, monolithe protecteur qui guide, prévient toute cassure. Unité. Silence. Striures et crissements. Batterie vocale. Rigueur collective. Respiration ultime. Carte postale : CCAM, 4 décembre 2001. Le voyage est terminé. Merci.

 

 

Walter Horn, http://bagatellen.com, September 08, 2003
Hoop Whoop

I have, for good or (more likely) ill, long compared e-ai pieces to models derived from the classical concert stage. I have praised many recordings in proportion to their propensity to remind me of, say, Ligeti’s Lontano, or Pendercki’s Threnody. Proximity to AMM is, to many, also a test of quality, and, I think, a good one. But if we were to remove all the proper names here and try (per impossibile) to reduce my conception of beauty in e-ai to recognizable, non-aesthetic qualities, what would we come up with? Perhaps a certain large-scale "glassiness" in conjunction with lots of apparently microsmic stuff going on "just beneath the surface." Repetition of a certain sort is generally eschewed, as is, of course, melody and regular pulse. Certain types of imitation are allowed among the performers, with respect to things like drones or dynamics or even "explosion events." For example, while a lengthy, single pitch unison drone might be allowed or even encouraged, the exact copying of a five-note phrase would be actionable.Whether or not I have accurately reproduced any portion of the mostly subconscious criteria that attracts me to one work and not another, Hoop Whoop has all the operative goods in spades. Hubbub consists of pianist Frederic Blondy, reed players Bertrand Denzler and Jean-Luc Guionnet, guitarist Jean-Sebastien Mariage, and percussionist Edward Perraud who, together, have created a work of art both glimmering and trenchant. There is plenty of dynamic range and a significant diversity of timbres here, but those who are "off jazz" need not fear that they will be exposed to any Berklee School riffs. The saxophonists mostly restrict themselves to harmonics and other extended techniques, generally laying off even the sort of playing that Evan Parker engages in when he performs with AMM of SME members. The Individual sounds produced on this disc range from crunchy to dreamy or delicate, while the ensemble as a whole makes stops at icy, questioning and agonized without ever departing too far from the above-mentioned shimmering. With the exception of some five minutes or so of bumblebee material (instigated by Blondy but mirrored by the two wind players) in the middle of track 3 (the tracks have been inserted later solely to aid retrieval), there are no false steps. And even during that fast-churning bit, Mariage’s whining, double-stopped trills and wails and Perraud’s deft cymbal work salvage what could have been a painful alteration in perspective—from the "egolessness" of weather to that of the hive or ant farm. Anyhow, I love this recording, and I think that everyone else should too—at least everyone who enjoy early Ligeti, Penderecki, Roger Reynolds or the AMM of Inexhaustible Document.

 

 

BBC Radio 3

Festival Freedom of the City 2003

The next highlight from this year’s Freedom of the City Festival comes from a quintet who are based in another capital with a vibrant avant-garde scene, Paris. Previous Freedom of the City have benefited from an enthusiastic French contingent in the audience, so it seemed appropriate for the Festival to feature a group from that country this year. Hubbub was the band promoting Anglo-French relations, and it comprises: Frederic Blondy on piano, Bertrand Denzler & Jean-Luc Guionnet saxophones, Jean-Sebastien Mariage guitar and Edward Perraud drums.

 

 

Philippe Alen, Improjazz 98, septembre 2003
Festival Freedom of the City 2003

Londres 2003The next highlight from this year’s Freedom of the City Festival comes from a quintet who are based in another capital with a vibrant avant-garde scene, Paris. Previous Freedom of the City have benefited from an enthusiastic French contingent in the audience, so it seemed appropriate for the Festival to feature a group from that country this year. Hubbub was the band promoting Anglo-French relations, and it comprises: Frederic Blondy on piano, Bertrand Denzler & Jean-Luc Guionnet saxophones, Jean-Sebastien Mariage guitar and Edward Perraud drums.BBC Radio 3, 2003
Festival Freedom of the City, Londres 2003Premiers invités non britanniques, les cinq français de Hubbub (Bertrand Denzler, ts; Jean-Luc Guionnet, as ; Jean-Sébastien Mariage, elg; Frédéric Blondy, p; Edward Perraud, dm) abordèrent sur un terrain déjà bien retourné. Parvenu à maturité, Hubbub impressionne par sa capacité à susciter un univers sonore autonome, détaché de toute individualité. La disposition des musiciens en une ligne frontale accusa la sensation d'une parfaite transversalité du son: un froissement émis de la batterie disposée à un bout de la chaîne, termina sa course dans le piano, à l'autre bout de la scène. Pourtant, rumeur vivante, anonyme, à la croissance corallienne, parcourue des frissons de son centre et résorbée dans le tout, la musique se déploya tout en convexité. Il sembla qu'un espace se fissurait en s'étendant, grinçait comme une grille qui s'ouvre lentement sur un horizon vacant. Comme si la vue portait alors a l'infini, épousant sa courbure, comme si l'ouïe l'accompagnait clans la reconnaissance de « l'autre côté »,le volume qui prit forme ne relevait plus à proprement parler de la dynamique, mais de la « mise au point » creusant la profondeur de champ. Bien peu d'ensembles peuvent se prévaloir d'avoir atteint ce haut degré de fusion à partir duquel la musique semble vivre comme un feu chaque fois ranimé, à partir de ses braises chaudes, par le simple souffle de cinq vestales. Chaque fois, car il semble que la musique a débuté dès avant le concert, et qu'elle « repart», ainsi qu'on le dit d'une flambée. Et lorsque les deux saxophones mêlés a la guitare jetèrent le pont d'une longue tenue d'où surgit une résultante grave qui mit en résonance la scène et la salle, sans doute y pouvait-on discerner le symbole vivant de cette conspiration des moyens matériels et humains à produire ce phénomène qui porte le tout de l'existence en un courant anonyme et continu qu'est la vie. L'ovation qui s' ensuivit, un accueil qui se situa bien au-delà de ceux réservés aux prestations les plus fortes, témoigna de ce que Hubbub s'était embarqué dans une aventure dont les échos touchaient au plus profond de ce qui anime le désir de la musique.

 

 

P.-L. Renou, www.jazzmagazine.com, 2003
FESTIVAL FREEDOM OF THE CITY, LONDON, 2003
Temps fort de la journée Prévost : Hubbub, indéniablement, premiers Français invités alors que paraît “Hoop Whoop” sur Matchless. Musique fouillée, fourmillante et pourtant unie, qui lève comme une pâte sous l’action des ferments. Ovation.

 

 

http://melanine.org, 2003

FESTIVAL FREEDOM OF THE CITY, LONDON, 2003

Ce festival regroupe principalement des musiciens de la scène londonienne mais sait aussi faire place à des formations venues d'ailleurs, comme c'était le cas cette année avec le groupe français Hubbub, dont la prestation fut à juste titre remarquée, et appréciée par le public.

 

 

Clive Bell, The Wire 233, juillet 2003
HOOP WHOOP

« Hoop Whoop is not a work, it is a process » says the sleevenote essay by P-L Renou, about the only sentence I could understand in an impenetrably pretentious piece of writing. As well as being a process, it's a 53 minute live recording - very well recorded, in fact - by French improvising quintet Hubbub. The most compelling music comes right at the beginning, as mysterious drones (electric guitar?) and tremulous saxophone are punctuated by carefully placed deep thumps from a massive drum. This evolves into a texture of rapid, gentle flapping and scrabbling, the sax stuttering and snarling. As everyone plays quicker, they maintain unity, weaving a group tapestry from several fastmoving lines. Released on Eddie Prevost's Matchless, there are echoes here of his group AMM's long haul approach: the long march, through deep listening and concentration, to musical paradise. Unfortunately Hubbub just don't have the patience to keep it up. By 15 minutes in, the drums are getting seriously busy. Guitar and sax are droning still, but the effect is a large locomotive straining to release the brakes. It's something like AMM, but AMM trying frantically to find their car keys. By halfway, Hubbub abandon all pretence to seeking deep calm to run amok in an old school Improv freakout. Although 'freakout' is not the right word: it implies too much abandon. Plenty of advanced technique is on dlspiay, and the angst-ridden, pointillist piano is all too familiar from contemporary composition. It's rather a pofaced, slightly arid 'contemporary music' kneesup of the sort Alterations were satirising 25 years ago. These days I hear this stuff with a mixture of memory lane nostalgia, and annoyance that supposediy 'free' music should harden almost into an academic genre. Either way, once through is enough.

 

 

Thierry Lepin, Jazzman 95, octobre 2003
Hoop Whoop

Créé en 1999, le quintette réunit Frédéric Blondy (piano), Bertrand Denzler (saxophone ténor), Jean-Luc Guionnet (saxophone alto), Jean-Sébastien Mariage (guitare) et Edward Perraud (batterie) : une des formations des plus excitantes de la scène française. " Hoop Whoop" se joue en une seule pièce de plus de cinquante minutes, dense et nerveuse a la fois. Chacun oeuvre ici pour le collectif, sans souci d'ego. Un fourmillement sonore, où s'affirme à travers le bris des matières la quête de nouvelles résonances musicales. Si Hubbub se situe dans la descendance d'AMM, c'est dans un work in progress permanent qu'ils forgent leur identité, leur unité. Sans qu'ils en soient redevables. D'une spontanéité toute réfléchie, Hubbub réjouit.

 

 

Bruce Lee Gallanter, downtown music gallery

Fabulous French quintet featuring Frederic Blondy (piano), Bertrand Denzler (sax), Jean-Luc Guionnet (sax), Jean Sebastien Mariage (guitar) and Edward Perraud (percussion). This is the third disc from Hubbub and I only recognize two of the members, Frederic & Bertrand, from previous work on Potlatch and Leo. Nowhere on this CD do they mention what the instrumentation is or who plays what and this was recorded live, the music is continuous with no tune or section titles. No that it should matter since this just adds to the mystery. Superbly recorded and filled with suspense, well balanced with no obvious soloing, just inter-group communication. Delicate, intricate, insect-like improv, little squeaks, rubbed strings and drums, minimal piano tinkling, scraped cymbals and other highly focused explorations. Time is slowed down, so that things unfold naturally, organically, spaciously, building, always connecting with drones and subtle interaction. I dig when one player starts a phrase and it is completely by another player, so that you can't tell which instrument you are or were listening to. There is a strong level of communication and dialogue going on here, always something to follow as it flows in waves. This mysterious and magical quintet will be playing at the Victo Fest this coming May. Another wonderful set to look forward to. -

 

 

Philippe Levreaud

Festival Fruits de Mhère 2003

Avec Hubbub, un monde naît de peu de chose. D’une rumeur sourde qui s’élève lentement du piano striée de faibles crépitements d’anches. Cela enfle, grossit, se fragmente de l’intérieur. La matière change d’état. Un nuage de gaz se liquéfie, une croûte se forme, des surfaces se dessinent, des volumes s’engendrent. Les correspondances sonores sont absolument transversales : un
son de gong sourd d’un ténor parcouru d’un souffle, le piano sonne comme un fût de batterie, les sons de cloches chinoises proviennent de la guitare frappée derrière le chevalet, et ce que nous identifions désormais comme une peau raclée d’une cymbale s’échappe d’un saxophone alto contraint au suraigu. Le son naît de partout à la fois et se développe, libre, définitivement libéré du contour des instruments. Délié. L’alignement frontal des musiciens définit une surface sensible. Sur ce plan, la profondeur creuse, comme la lumière sur une plaque photographique, une profondeur insondable. Des éraflures, des écorchures la troublent, en
révèlent l’infinie, l’obscure rotondité. Pas un regard ne se croise, la musique commande. Gouvernée par le principe des indiscernables, il n’est jamais possible d’assigner à l’état d’un instant sa source sans récapituler l’ensemble du parcours. Et encore. La différence agit en continu, elle échappe donc à la perception. C’est pourquoi il semble qu’à chaque concert d’Hubbub, la musique résonne avant même le premier son. Elle se place dans une continuité qui ne fait que se révéler là, maintenant, mais qui agit en silence entre deux apparitions. Un concert est une résurgence, le moment d’affleurement d’un cours souterrain. Souterrain dans le temps. Ce phénomène
est aujourd’hui à peu près unique.

 

 

Serge Perrot, Improjazz 99, octobre 2003
Festival Fruits de Mhère 2003

Puis vint Hubbub [soit Frédéric Blondy (p), Bertrand Denzler (ts), Jean-Luc Guionnet (as), Jean-Sébastien Mariage (g) et Edward Perraud (dm)] ; j'ai déjà écrit dans ces colonnes que je considérais Hubbub comme le meilleur groupe français d'improvisation, et après leur prestation de Brassy je persiste et signe. Hubbub, c'est une musique évoluant et bruissant de façon omniprésente, par strates, avec un incessant travail sur le souffle de la part des saxophonistes, Guionnet donnant l’impression de jouer mélodique alors que Denzler est plus tranchant. Le piano et la batterie sont « preparés » dans l'instant, Perraud cognant force « pêches » sur ces cymbales. Cela donne une atmosphère calme, non dénuée de scories, qui nous emmène vers des horizons insoupçonnés.

 

 

Massimo Padalino, www.sentireascoltare.com, 2003

"Hoop Whoop"
Senza Partita Vince per manifesta superiorità "tecnica", almeno quest’anno, l’etichetta anglosassone Matchless.
Categoria: pesi massimi della scena avant contemporanea. Un mastodonte quale "Hoop Whoop" degli Hubbub incute stupore e spavento per la perizia con cui sonda, riflettendone luce nuova come da un prisma sonoro inedito, il già detto nell’ambito stilistico di riferimento.gli highlight e le classifiche di www.sentireascoltare.com

 

 

Festival Densités

Prenez cinq improvisateurs parmi les plus prometteurs de la scène française et vous obtiendrez une musique dense, toute en strates et matières sonores étirées. Il s'agit d'une aventure collective où les musiciens se mettent au service du son, comme un unique instrument aux sonorités riches et complexes. Surtout pas compliquées, surtout pas ennuyeuses. Un son unique bourré de talent et d'énergie. -

 

 

Serge Perrot, Improjazz N° 91, 01/2003
Festival Densités 2002

Autres instants fortissimo, les sons que nous a distillés le groupe Hubbub. Je dois avouer que lors de ce concert j'ai pris la claque de ma vie; un son de groupe comme on n'en entend quasiment jamais, un travail des saxes phénoménal (se rencontrant et s'éloignant), de multiples combinaisons, un pianiste qui prépare son instrument arc-bouté sur lui, bref il ressort de Hubbub une énergie folle, des grouillements, un bouillonnement extraordinaire, la révélation du festival. Au bar régnait une magnifique atmosphère après ce quintet; mines réjouies, visages détendus. Les organisateurs de festivals plus "huppés" feraient bien de programmer cette formation car à défaut ils feront passer leur public à côté de quelque chose de grandiose.

 

 

Rigobert Dittmann, bad alchemy 38, 2002
Die Etymologen sind sich nicht recht einig darüber, ob 'hubbub' auf einen keltischen Ausruf der Verachtung zurückzuführen ist ('ub') oder auf den altirischen Kriegsschrei 'abu'. Heute benutzt man den Ausdruck für 'Lärm, Tumult, Wirrwar' und das macht sich auch als Bandname nicht schlecht. Wenn die Musik entsprechend ist. Aber das ist nun wirklich kein Problem für das HUBBUB-Quintett. Es besteht aus dem Pianisten Frédéric Blondy, dem Tenorsaxophonisten Bertrand Denzler (B. Denzler Cluster, 49° Nord), dem Alt- und Sopransaxophonisten Jean-Luc Guionnet (Warburton Quartet, Schams), dem E-Gitarristen Jean-Sébastien Mariage (Chamaeleo Vulgaris) und dem Schlagzeuger Edward Perraud (Shub Niggurath [!], Warburton Quartet) und, wie zu vermuten, der Name ist Programm. Mit den zwei langen Improvisationen von "Ub/Abu" (For 4 Ears 1241) zeigen die fünf eine sehr deutliche Tendenz, die Plinkplonk-Welt infernalisch zu schüren, ohne sie aber als solche in Frage zu stellen. Sie bleiben ohne Fusionsbereitschaft innerhalb des selbst gesteckten Zirkels, leisten darin Feinarbeit mit einem fiebrig überdrehten Notenausstoß. Meistens frönt das komplette Kollektiv dieser Ästhetik der Brown'schen Molekularbewegung, sie setzen die Klangmoleküle gern und oft unter Druck. Aber wenn SME gut drauf waren, klangen sie vor dreißig Jahren auch nicht viel anders.

 

Frank Rubolino, Cadence Magazine, December 2001
UB/ABU
Frédéric Blondy, p; Bertrand Denzler, ts; Jean-Luc Guionnet, as, ss, jaleika; Jean-Sébastien Mariage, g; Edward Perraud, d, perc. 1/30/00, Paris, France.Hubbub is a French quintet that cites the English dictionary definition of the word in describing its music, yet I did not find it to be "loud, confused noise from many sources." To the contrary, Hubbub is a collective of free improvisers who play with fire but who appear to have a defined objective and direction for their outgoing persona. The music has an ethereal base, but it rises to peaks of power in a designed, methodical manner and then falls back into a quiet mood, only to spurt to the summit again. Denzler and Guionnet are the two reed players spiriting this music, which is poked and gouged by the electric guitar streams from Mariage. Blondy applies the outbound sounds from the piano strings and keyboard, and Perraud uses a multitude of small percussion instruments to accent the set.
The program consists of two lengthy pieces where all five musicians engage in an open conversation that flows as one continuous dissertation. Both horn men speak in short, intermittent and fully unstructured statements, while the others engulf the session with a haze of jagged sound. The staccato pace is prevalent throughout. High-pîtched squeaks burst from the alto of Guionnet, and Denzler counters with similar though deeper substance on tenor. Mariage scrapes his guitar strings in spooky reprisal, and Perraud tiptoes through bells, cymbals, gongs, and other sound producers to make delicate percussion talk. Blondy matches the stop and start methodology with precise piano key stabs. Flow is not in this group's vocabulary, yet Hubbub gets to the core of sound reproduction and expounds profoundly in a unified, albeit near-foreign tongue. The only way to grasp what this heady music is saying is to listen very intently.

 

 

Francois Couture, www.allmusic.com, 6 2001
Ub/Abu
CD 1241When Ub/Abu was recorded in January 2000, the French quintet Hubbub had yet to make its public debut (it happened two months later). Regrouping members of Schams, Klack-Sons, Dan Warburton’s Return of the New Thing project, and Chamaeleo Vulgaris, the ensemble mostly set its esthetic on the latter’s. Therefore tenor saxophonist Bertrand Denzler and guitarist Jean-Sébastien Mariage lead the way most of the time. The album features two 30 minute improvisations, a format very different from the suites of short songs adopted by Chamaeleo Vulgaris, and yet the result remains close, as both groups love to play very quietly, gradually scratching their way above audible level. Mariage’s free rock guitar is easily recognizable.  Drummer Edward Perraud and pianist Frédéric Blondy adopt a contrasting free jazz approach. Denzler and second saxophonist Jean-Luc Guionnet establish a nice dialogue during the last half of Abu. All these musicians know each other from various projects. As a result, the expected hubbub (“a loud noise of many confused voices,”according to {-Webster’s Revised Unabridged Dictionary}, 1998) turns out pretty cohesive. The five-headed beast is well disciplined. Its music thrives, more organic and visceral than British free improvisation, without turning into an egocentric power blast. There is a lot happening, but a lot of listening too. The second a new idea emerges it is harnessed and guided in the same direction than whatever was already happening. That is the proof of a mature ensemble and this one groups some of the best players of the turn-of-the-century French improv scene. Strongly recommended.

 

 

Steven A. Loewy, allmusic.com, 7 2001
“UB/ABU”
These two freely improvised pieces by the makeshift group calling itself HUBBUB live up to the group’s name. The music is variously loud, cacophonous, and clamorous, minimalist, static and largely directionless. Yet, oddly, there is an appeal, the same sort of attraction that attracts nihilist yearnings embedded deep in the soul. The combination of two saxes, guitar, piano, and drums is capable of numerous permutations of sound. Here, the results are alternatively frenzied and confused, leading nowhere. Whether these pieces symbolize a restlessness, disillusion, and despair is a question for the musical philosophers. That they are unlike anything else is more certain. The tracks are  not related to the thrash-and-burn style so prevalent in avant-garde circles, nor are they chamber-like. They are the sort of noise-infused kaleidoscope likely to annoy anyone not remotely open to their unique perspective. There are many passages in which the volume is lessened, even to a near-whisper, when the tinkling of the cymbals is barely audible and the saxophones are a faint whimper. There is never the semblance of melody or logical progression, and the simple fact that the quintet can sustain interest during two pieces each clocking in at more than twenty-six minutes is a remarkable feat. The saxes are absorbed into a percussionist perspective, as often are the piano and guitar, so that there is a wholeness that defies the individuality of separate identities. Exhausting to listen to, and probably even more so to perform, this collective effort succeeds primarily as anti-art, a protest, perhaps, against reason and technology, but it can just as easily stand for nothing at all.

 

 

Zan Hofman, 2001

Last weekend when I returned home to louky I found your Hubbub CD in my mailbox. I was quite delighted as I listened to it. Very nice and enjoyable stuff.  I like the variety and the way the pacing and densities shift - quite mesmerising.

 

 

Dan Warburton, www.paristransatlantic.com, 2001
UB/ABU
Hubbub is a Paris-based quintet featuring Jean-Luc Guionnet and Bertrand Denzler on saxophones, Jean-Sébastien Mariage on guitar, Frédéric Blondy on piano and Edward Perraud on percussion. In the small world that is improvised music in the French capital (or anywhere else you care to mention), collaborative ventures abound: Swiss-born Denzler and Mariage both play in Chamaleo Vulgaris, Guionnet and Perraud have a long-standing duo act, Calx (and have a couple of releases due on Cadence later this year), and pianist Fred Blondy plays in various duos and trios with everyone. Hubbub is a project for long attention spans – the two pieces that make up this album last respectively 26 and 28 minutes, and each takes its time to unfold. Perraud's use of bowed and scraped cymbals and Mariage's atmospheric guitar thread in and out of the texture, while the saxophonists lay down long lines and follow them into music that perhaps has more in common with contemporary classical writing – especially the musique spectrale of Grisey and Murail – than it does with the hiccups and splatters of your "standard" improv sound (that said, track two really gets rocking after ten minutes or so). It's not hard to listen to, but you have to pay attention. If there are any palm-readers out there, maybe they'd like to enlighten me on the fortunes of the person whose hand was photographed for the album cover – gazing into my own crystal ball, I foresee a long and artistically fruitful future for all concerned.

 

 

Gustave CERUTTI, Improjazz 78, septembre 2001
UB / ABU
Frédéric Blondy : p ; Bertrand Denzler: ts ; Jean-Luc Guionnet : ss, as, jaleika ; Jean-Sébastien Mariage : 9 ; Edward Perraud : dr, perc. Paris, 3 janvier 2000Quand on observe un nid de fourmis, on constate une activité fébrile apparemment désordonnée alors que chaque individu de la communauté accomplit une fonction bien définie. Comparativement, c'est un peu ce qui se passe au sein du groupe Hubbub où l'aventure collective prime sur l'individualisme solistique. Dans cette musique, on ne trouve aucune trace de romantisme mais une tension permanente alimentée par une fureur froide a dominante métallique d'une extrême densité. Avant tout destinée a ceux qui estiment qu'un rabotage sporadique des tympans au papier émerisé s'avère bénéfique à l'entretien de leur acuité auditive !Gustave CERUTTI, Improjazz 78, septembre 2001

 

 

Mark Keresman www.jazzreview.com, 2001
UB/ABU

Hubbub is a collective of European (French or Swiss, I believe) improvisers who specialize (with this platter, anyway) in the more spacey/ambient mode of free improvisation. They lean more toward the organic approach of AMM and Richard Teitelbaum rather than the loopy, fragmented Company/Derek Bailey Brit thing or the balls-to-the-wall attack of Germans like Peter Brotzmann. The two pieces evolve slowly, placing the emphasis on texture and measured group interplay rather than catharsis or any sort of rhythmic impetus. Simply put, this is music for late nights, darkened rooms and perhaps some rapt reading, but demands more involvement than mere “background music.” No one player dominates, everyone plays judiciously. UB/ABU is unlikely likely win many converts to Euro-improv, but those who admire or crave a more “impressionist” or ambient approach to free-improvisation will likely enjoy this.

 

 

Richard CochraneMusings, 2001
Ub/Abu
Hubbub as a project shares Mariage and Denzler in common with Chamaeleo Vulgaris, a project which impressed with its mixture of dark and witty, rather rock-inflected free improv. Hubbub put aside the eletronics which worked so well for Chamaeleo; instead the quartet plays together as a unit rather than forming a shifting pool of musicians for Mariage and Frederick Galiay to draw on.
Inevitably the results are closer to more familiar improv yardsticks, but this music still has a strongly atmospheric, very textural quality which immediately impresses. Broken into just two, half-hour segments, it presents neither focussed developments of single ideas nor quick-change scrabbling;instead these are drifting, slowly-evolving soundscapes.Although electronics aren't used, the aesthetic they helped realise in Chamaeleo is here again with Hubbub. Specific sounds are only intermittently attributable to particular musicians; instead, the ensemble blends extended techniques using an holistic strategy.
Of course, it often does happen that individual statements can be clearly attributed. Guionnet's Jaleika sounds like a double-reed and he plays long, keening notes on it; Denzler, although he uses a huge range of tactics, always sounds himself, enjoying the gruff wuffle of the tenor. Blondy's piano is a prepared one, as you might imagine, and it rings out only to dive back again into the percussive substrate which seems always to be around in this music -- credit of much of which must go, of course, to Perraud, who sounds a little like Roger Turner, a drummer of the very dramatic gesture and an eschewer of riffs. Mariage is comparable with Hans Tammen; he lacks the range of the latter, but he plays cleverly here and makes an indispensible contribution.
One's overall impression is, however, of the submission of individual egos to the greater aim of collective music-making. This is hugely successful, as it so often is in improvised music, and it feels rather odd, listening to this music, to refer to it was quintet improvisation at all. Improvisation it certainly is, and of an extremely good sort, ever-evolving but never feeling sketchy or out of ideas.

 

 

Richard di Santo, www.incursion.org, 2001
HUBBUB: UB/ABU
For4Ears | 1241 | CD
Hubbub is an improvisational collective comprised of Frédéric Blondy (piano), Bertrand Denzler (tenor sax), Jean-Luc Guionnet (alto and soprano sax, jaleïka), Jean-Sébastien Mariage (amplified guitar) and Edward Perraud (drums and percussion). This album was recorded in Paris, January 2000 by Vincent Joinville. "Hubbub" is the perfect word to describe this project, and it's no wonder they have gone to great lengths to emphasise the meaning of the word in the sleeve by providing dictionary definitions and examples of use in the English language, perhaps the most telling of which being Macaulay's "this hubbub of unmeaning words". The music carries the same suggestion; there's a certain tumult, a confused noise, which hums its way throughout these two long pieces. The din of noises rises slowly, like a dinner party where the guests become more relaxed and verbal after a few drinks. None of the instruments take the lead and there are no competitive outbursts, only a busy, complex hubbub of sounds and textures. The feeling here is that at any moment the hubbub is going to climax and erupt into a cathartic chaos, but it never happens. The players maintain an uncanny control over the direction of their improvisations; there's so much to listen to here, it's a wonder there are only five members in this collective. An intriguing record, and wonderfully executed.

 

 

Ken Waxman, www.jazzweekly.com, 2001
HUBBUB - UB/ABU
For4Ears CD 1241Probably one of the most fascinating aspects of this almost 55-minute slab of collective improvisation is that it was created almost exclusively on acoustic instruments.Despite jazzers' broadening knowledge of the textures now available from the flick of a switch, the placement of a wire or a keyboard movement, it appears that the only item plugged in on this session was the electric guitar.The Hubbubers prove that acoustic brouhaha can be just as convincing as the electric variety -- if not more so -- and have created a remarkable auditory soundscape with this disc.Moving from passages of extreme, almost imperceptible reverberations up to extended timbre-tests that reflect the band's name, the only heavy metal sounds arise are from cymbals being scraped and the odd electric guitar run. Throughout, an overriding ostinato drone ties together the different instrumental expositions.Saxophonists Jean-Luc Guionnet and Bertrand Denzler are both believers in extended techniques and contribute trills, split tones, flutter-tonguing and false fingering to make their impressions. Veterans of Continental sessions with like-minded vibration searchers, they don't treat their horns as melody makers but as sound sources able to provide a running commentary on the proceedings. Occasionally one -- usually the tenorist spewing out repeated basso notes that could come from a trombone -- will engage in dialogue with another player, but that's soon subsumed into the collective whole. Other times, another-- perhaps Guionnet -- will produce a protracted muezzin-like buzz with his axe.Drummer Edward Perraud, who has recorded with Guionnet as the band Return of the New Thing, does no time keeping either. The very model of an EuroImprov percussionist, he jabs, suggests, stokes and languidly investigates his many surfaces while ignoring the standard beat. Similarly, pianist Frédéric Blondy and guitarist Jean-Sébastien Mariage spend more time inserting single notes into the mix -- one at a time -- then exploring their instruments' chordal possibilities.Exposing the strings and wood inside his instrument as frequently as he's on the keys, the pianist, who leads improv workshops in Paris, can function as a secondary percussionist as readily as he's able to suggest truncated, usually low-key melodies. Never ignoring the fuzz and feedback possibilities the guitar can produce, Mariage uses them as a sort of continuo, but at a subdued level, so as to blend with, rather than to disrupt, the proceedings.Photography for the CD booklet is made up of close-up studies of the back of someone's hands and the palm. In itself it suggests the human element than went into the creation of this disc. Many, hearing the session, will bring their palms together to clap for the achievement.

 


Ermes Rosina, www.allaboutjazz.com, 2001
La Francia è, attualmente, grazie agli sforzi di musicisti e di associazioni private, uno dei paesi più attivi nell'ambito delle musiche che con eccesso di genericità si definiscono "creative". Per quanto non sempre le proposte musicali siano di qualità eccellente, vale comunque la pena di menzionare alcune fra le produzioni discografiche più significative.
Hubbub è un ensemble che riunisce musicisti provenienti dai gruppi Schams e Chamaeleo Vulgaris e dall'associazione parigina Klac-Sons. Per i tipi della svizzera For4ears Frédéric Blondy (per leggere la recensione del suo CD-R "Parabase" clicca qui), Bertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage ed Edward Perraud creano, avvalendosi di una strumentazione tradizionale (rispettivamente piano, sax tenore, sax contralto, chitarra elettrica e batteria) due lunghe suites improvvisate, caratterizzate da graduali cambiamenti dinamici e non banali soluzioni timbriche.
Per quanto la musica riesca alquanto sfilacciata sulla lunga distanza, mediando intelligentemente fra ordine e caos, fra astrazione e materismo, in perpetua sospensione fra decostruzione e direzionalità, il gruppo fornisce una buona prova di attenzione e ascolto collettivi.

 

 

Glenn Astarita, wwww.allaboutjazz.com, 2001

“HUBBUB” signifies a collective of adventurous, improvising musicians who sport extensive resumes in the Euro-Jazz free improv arena. Comprised of two lengthy works, the band pursues atonal extended note sub themes, subversive drones, and jagged frameworks throughout the entire production. This somewhat amorphous presentation moves about in some sort of imaginatively conjured horizontal course, as the music contains relatively few peaks and valleys. However, saxophonists, Bertrand Denzler and Jean Luc-Guionnet often partake in sputtering dialogue atop Jean-Sebastien Mariage’s sustained, electric guitar lines and Edward Perraud’s happenstance-like percussion fills. - The band surges onward in rather diminutive fashion on the second opus titled, “ABU.” Here, we are treated to pianist Frederic Blondy’s delicate voicings, the soloists’ chatty dialogue, and a multitude of subliminally executed exchanges, as the proceedings tend to become a bit chaotic towards the finale. Overall, UB/ABU is a relatively subdued free-improvisational style excursion, awash with subtle musings and minimalist progressions. Moreover, this release should not be deemed background music fare, although a sense of invariability prevails midway through the second piece.

 

 

Jeff Surak, Vital Weekly, 295 , 2001

Ub/Abu

This is the first release from HUBBUB, a french group who formed in 1999 by several long time improvisors. (The drummer, Edward Perraud, played in Shub Niggurath!) This music moves. free music, as in AMM rather than SME, whereas the group plays as a group to form a solid mass of sound, as opposed to a collection of individual voices moving in time. Not static. The music flows, builds and ebs. pitches. drones. swatches of sound. etheral and resonant. not a single uncessary note is played. A quintet using saxes, piano, amplified
guitar, jaleika, percussion. Mostly the instruments remain recognizable, but work together to create the feel of one giant instrument. Timbres and attacks change across all of the instruments simitaneously, as a giant canvas reveals itself before your ears. A great recording.

 

 

James D. Armstrong, Jr., www.jazznow.com, 3.11.01

Ub/Abu

Hubbub, the adventurous European improvisational collective, shatters genre barriers in this marvelous new session. At first glance, the instrumentation appears straightforward, but just a few moments into the first piece, /Ub, it becomes apparent that the form and content are anything but that. Conventions associated with the Jazz idiom, including definable chords and predictable rhythmic patterns, are effectively superceded by an impressive range of atmospheric effects and intervallic ideas. From the perceived abstractions emerges an order more profound than just soloist and rhythm section.
Years ago, the great composer and theorist George Russell said that in order to disregard chords one needs something very convincing to put in their place.  In many ways the performances here represent a 21st century view of Russellts views, to the extent that they challenge notions of tonality.  To get the most out of this advanced music, listeners should watch for the overall effect of the contrasting forms presented, instead of a catchy melody or /tune.

 

 

Nick Cain, www.info.net.nz/opprobrium, 2001

Ub/Abu

Some back catalogue from Gunter Muller's estimable For 4 Ears label. Hubbub is a quintet of Paris-based improvisers - I recognise Jean-Luc Guionnet (alto, soprano, "jaleika"), but not Frederic Blondy (piano), Bernhard Denzler (tenor), Jean-Sebastien Mariage (guitar), or Edward Perraud (perc). As a group they seem very determined to demonstrate that they've named themselves appropriately. The CD booklet is filled with dictionary definitions of the word "hubbub", and much of the music is, well, a hubbub, a drifting, mood-shifting multi-voiced babble, memorably characterised by bewilderingly pointillist patchworks of acoustic instrumental sounds deflecting, careening and bouncing off one another. Much of the playing strongly evinces individual sublimation to a pre-agreed collective remit, but some conflict can be detected - the individual voices seem to be continually reassessing the extent to which they're willing to confine themselves within the collective aesthetic. Often two of the musicians will lock into synch with each other, while the others try skirt around and in between them - as though attempting to distract them - until they disperse and everyone regroups; a listening strategy one's brain inevitably mimics in order to make sense of such heavily detailed, nuanced music.

 

 

Alfred Pranzl, skug #47, 9. Sep. 2001

Französische Impromusik, die weite Spannungsbögen aufbaut. In Österreich ist das Quintett Hubbub eine unbekannte Größe, doch sollte sich dies mit diesem Album ändern. Die Musiker selbst gehen dem Ursprung ihres Bandnamens gründlich nach. Zahlreichen Quellen, vom Onlinedienst bis zur Enzyklopädie, ist zu entnehmen, dass das gälisch-schottische Wort Hubbub ein lautes Geräusch, Tumult und Konfusion beschreibt. Nun denn, bis es so weit ist, fließt doch einiges Wasser die Seine hinunter. Geschult in einem Improtreffen mit Otomo Yoshihide, Bob Ostertag oder Pascal Battus, knüpfen Frédéric Blondy (pi), Bertrand Denzler (tenorsax), Jean-Luc Guionnet (alt/sopransax), Jean-Sébastien Mariage (e-g) und Edward Perrraud (perc) zunächst einen zartbesaiteten Soundteppich. Doch gegen Ende kommt das bisschen Ekstase auf, das dem Namen des Quintetts doch ziemlich gerecht wird. Die im Albumtitel genannten beinahe dreißigminütigen Improvisationen sind eben kunstvoll verzwirbelte Arbeiten, die allmählich in dosierten Aufruhr übergehen.

 

 

Théo Jarrier, Jazzman, décembre 2001
Hubbub un quintette de défricheurs
Parfois des formations légendaires (re)constituées de musiciens chevronnés donnent l'impression d'un retour de la free music vers le passé. Pourtant, sous nos yeux, l'improvisation libre ne cesse de se développer à travers des pratiques renouvelées. Ces dix dernières années, on a assisté à l'éclosion d'une audacieuse scène européenne qui n'hésite pas à tenter des combinaisons inédites entre acoustique et électronique. Certaines programmations en France, comme celle des Instants Chavirés à Montreuil ou du CCAM à Vandoeuvre-les-Nancy, en témoignent. Avec Hubbub, par exemple. Né de rencontres hybrides, le quintettte est composé de Frédéric Blondy (piano), Bertrand Denzler (saxophone ténor), Jean-Luc Guionnet (saxophone Alto), Jean-Sébastien Mariage (guitare électrique) et Edward Perraud (batterie et percussions). Tous membres d'autres groupes particulièrement passionnant et actifs: Schams, Chamaeleo Vulgaris ou Klac-sons. Découverte pour la première fois en public en mars 2000 à Paris, cette jeune formation attire notre attention en participant à une rencontre orchestrale autour de Otomo Yoshihide, Bob Ostertag, Pascal Battus, Agnès Palier et Stéphane Rives. C'est grâce aux nombreuses rencontres - situations que permet cette discipline - que c'est musiciens abandonnent les préjugés et les mécanismes séletifs, y compris les clichés qu'impose parfois l'improvisation. L'une des forces d'Hubbub réside dans le fait que les membres qui le composent se croisent sans cesse dans différents contextes et pour certains d'entre eux, travaillent depuis quelques années en duo : Guionnet et Perraud ou Denzler et Mariage. Son récent enregistrement sur le label suisse For4ears l'atteste. Hubbub témoigne d'une génération qui éprouve la nécessité de se préter de plus en plus à l'improvisation libre pour explorer et défricher toujours.